Convertoltofw, t. U, p
cfAte intrigue ainsi raeçiit^^ plaît day^nlagi ; niai» eUe u'a riw} (te turc, ^ re$8#aible bien plutôt aux palHea sonnet où Made^r looid^ deirait ^'amuser plus tard avec le trpp référaqdeiu. lAuzim. Lei mœurs du t^rupa le voulaieut ainai. Pour se faire pardonner le récit de liaisons si peu coniormea aux l>eau% sentiments» Segrais était obligé de réserver d*abord les droitSr imprescriptibles de la fine galanterie^ et de donner ces men»i songes de bel air comme la rançon d'une dioquante réalité* Racine lui-même, sâze ans après, ne devait-il pas prendre les mêmes ménagements 2 N*a«t-il pas ùàt ses Mnsulmanscourteis ; épuré, raffiné les sentiment» des personnages, afin du les accommoder \ la déUcatesse galante de ses auditeurs?.
Du reste, au cœur du rédt de Segrais ^les objeta reprennent leor couleur originale, et lea aeteurs leur vraie physionomie» Je vois le lacet et les quatre muets értrangleura, le Gbiaoïa « qui est comme on huissier du cabinet parmi nous, » le ceehot où la démence dédaigneuse du sultan a jeté Ibra-^ him, la fortune merveilleuse de Boridon, obscmHs esclave » puis fàvodte toute^puiasante• Cette cour est bkn im aéraiU Les intrigues y sont bnitaks, sanglantes; la misère et la splendeur s'y côtoient. Ministres, favorite, sultane, tout y est esclave, ou Ta été. Cet Âmurath est bien un empereur ottoman, violent, soupçonneux, ne connaissant de loi que son caprice. Je n'ai pas besoin de voir Bajazet paré sur sa chaloupe de s<m costume oriœtal pour me sa^M! aux rives du Bosphore. Le despotisme y éclate de toutes parts, et sous les traits que la passion humaine lui a donnés partoirt. Biyacet écbi4>pe au lacet grftce à son habileté à cacher son mérite, et à fuir la gloire. C'est Plautus cherchant dai^ son <d)8curité le seul refuge assuré que la vertu romaine eût contre Néron. Amurath envoie le lacet comme Tibère son okédedn. Il de-, mande il embrasser Ibrahim pour l'étouffer^ et la sultane se joue de ses derniers moments par ambition , comme Agrip^ pine de ceux de Claude. Les janissaires mutinés prononcent le nom de Bajazet : Bajazet périra. De même à Rome» le peu-
pie, au rappel d'Octayie, laisse éclater sa joie ; joie sédi' tieuse : Octavie mourra, victime de la cruauté d'un tyran peureux. Amurath victorieux est pris de la fantaisie de nouvelles conquêtes; mais il cède à des soldats révoltés, comme Alexandre , au fond de TAsie, et revient mourir à Gonstantinople, à la fleur de l'âge, dans une orgie, comme le vainqueur de Darius au milieu des délices de Babylone. Ces analogies ne sont pas fortuites. Sur l'Indus, à Rome> à Byzance, une même cause devait produire les mêmes effets. " Le récit de Silérite achevé, âes compagnes avaient eu h&te de citer la sultane à leur tribunal. La galanterie de ses lettres à Bajazet ne la sauva pas d'une condamnation rigoureuse. Floridon ne fut pas jugée plus excusable, c Des dames chrétiennes et françaises » pouvaient^elles approuver de tels procédés? « Il est vrai que (si c'était quelque consolation pour elles) tout ce que nous étions d'hommes étions d'un avis tout contraire. » Les hommes absolvaient l'impératrice et Floridon; les dames à leur tour firent grâce au beau Bajazet. « L'amour n'a jamais été vaincu par la reconnaissance '• » Ce fût son excuse et leur conclusion.