‹ Segrais, sa vie et ses œuvres: sa Vie et ses ŒuvresChapitre 87 sur 138 · É6L0GUES · texte numérisé non relu

É6L0GUES

Les Nouvelhi, les Poirier légères et la traduction de YÉnOde n'ont pas moins contribué que les Églognes à établir la réputation de Segrais au dix-septième siècle* Cependant Segrais est surtout à nos yeux le poète des églogues. Cette restriction n'est pas très-équitable» et les contemporains lui rendaient plus complète justice. Mais la postérité qul^ dans le lointain du passé, voit et juge les écrivains par leur côté le plus sail-^ hnty a négligé les autres titres du poète , et s'est arrêtée à sa qualité la plus éminente. Segrais, en effet, est avant tout un poète bucolique. Dès Tftge de vingt et un ans, il s'était fait berger avec Théomte et Virgile, sans attendre, pour imiter le poète grec, que Huet lui fit l'éloge de ses idylles. Il y a dans les mémoires do révèque d'Avranches un passage qu'an familier de Segrais ne peut lire sans sourire. A l'entendre, c'est lui qui, un beau jour, révélalesbeautés du poète de Syracuse à Segrais, et lui donna lidée de l'imiter* Segrais apparemment n'y pensait guère ; mais il goûta le conseil, et, sur la foi de Huet, s'improvisa poète bucolique. Bien lui en prit ; car il cultiva l'églogue c avec un succès qui lui as» sure la palme sur tous ses rivaux ^i » Si Huet avait en effet

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