picul égale 60 kilogrammes
n'arrivait encore en Cochinchine que de seconde main, par l'intermédiaire de Singapore.
De tous les articles de la Cochinchine, le riz es t donc le seul qui jusqu'ici donne lieu à des affaires un peu importantes. Or, comme ce commerce se fait pour la plus grande part avec la Chine et bonne portion par les Chinois, il n'offre pas aux Européens un champ suffisant et il serait vivement à désirer que Ton pût introduire, à côté de lui, une culture plus riche, semblable à Tune de celles qui font la fortune des colonies étrangères, comme, par exemple, la soie pour la Chine et le Japon, le coton pour l'Inde, le café pour Ceylan, Java et le Brésil, le tabac et le sucre pour l'Ile de Cuba. A cette condition seulement le commerce européen pourra prendre de grandes proportions dans notre nouvelle colonie, et je compte donc m'occuper tout particulièrement de cette question dans le paragraphe que je vais maintenant consacrer à l'agriculture.