IL — SHANGHAÏ
Quand, après avoir quitté Hong-Kong, on débarque à Shanghaï, on est frappé de l'activité qu'offre, sur ses quais, le mouvement des marchandises et des produits. C'est qu'en effet Shan-
ghaï est admirablement placée à Fembouchure de rimmense et fertile vallée du Yangtze-Kiang et à portée des plus riches provinces de la Chine. C'est à la fois un marché d'importation et d'exportation, et les quelques chiffres suivants en feront apprécier d'un seul coup d'oeil toute l'importance :
L'importation totalp de 1867 s'est élevée, pour Shanghaï , à 350 millions de francs, sur lesquels on peut citer surtout :
150 millions d'opium;
80 millions de cotonnades, représentés par 140 millions de mètres;
50 millions de lainages.
Et les principales exportations se sont chiffrées à :
100 millions de soie (30,000 balles);
90 millions de thé (25 millionsfle kilogrammes).
En outre, son avenir se montre sous de brillantes couleurs; les affaires ne pourront qu'y augmenter à mesure que les ports du Yangtze-Kiang, et tout particulièrement Hankow, feront pénétrer les produits européens plus avant dans l'intérieur de l'empire chinois. Je crois donc pouvoir dire que, de toutes les places commerciales des mers de Chine, Shanghaï est certainement celle qui oflfre le plus de ressources et que je recommanderais le plus.