‹ Selected poems from Premières et Nouvelles méditationsChapitre 10 sur 34 · A M. VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

A M. VICTOR HUGO

La nuit, pour rafraîchir la nature embrasée,1 De ses cheveux2 d'ébène exprimant3 la rosée, Pose au sommet des monts ses pieds silencieux, Et l'ombre et le sommeil descendent sur mes yeux : C'était l'heure où jadis.... Mais aujourd'hui mon âme, Comme un feu dont le vent n'excite plus la flamme, Fait pour se ranimer un inutile effort, Retombe sur soi-même, et languit et s'endort. Que ce calme lui 4 pèse ! O lyre ! ô mon génie ! Musique intérieure, ineffable harmonie, Harpe que j'entendais5 résonner dans les airs Comme un écho lointain des célestes concerts, Pendant qu'il en est temps, pendant qu'il vibre encore, Venez, venez bercer ce cœur qui vous implore ! Et toi qui donnes l'âme à mon luth inspiré, Esprit capricieux, viens, prélude à ton gré !

Il6 descend ! il descend ! La harpe obéissante A frémi mollement sous son vol cadencé,

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Et de la corde frémissante Le souffle harmonieux dans mon âme a passé.

L'onde qui baise ce rivage, De quoi se plaint-elle à ses bords?

Pourquoi le roseau sur la plage, Pourquoi le ruisseau sous l'ombrage, Rendent-ils de tristes accords?

De quoi gémit la tourterelle Quand, dans le silence des bois, Seule auprès du ramier fidèle, L'amour fait palpiter son aile, Les baisers étouffent sa voix?

Et toi,2 qui mollement te livre 3 Au doux sourire du bonheur, Et du regard dont tu m'enivre Me fais mourir, me fais revivre, De quoi te plains-tu sur4 mon cœur?

Plus jeune que la jeune Aurore,5 Plus limpide que ce flot pur, Ton âme au bonheur vient d'éclore, Et jamais aucun souffle encore N'en a terni le vague azur.

Cependant, si ton cœur soupire De quelque poids mystérieux,

LES PRÉLUDES

Sur tes traits si la joie expire, Et si tout près de ton sourire Brille une larme dans tes yeux,

Hélas ! c'est que notre faiblesse,

Pliant1 sous sa félicité

Comme un roseau qu'un souffle abaisse,

Donne l'accent de la tristesse

Même au chant de la volupté ;

Ou bien peut-être qu'avertie De la fuite de nos plaisirs, L'âme en extase anéantie Se réveille et sent que la vie Fuit dans chacun de nos soupirs.

Ah ! laisse le zéphyr avide

A leur source arrêter tes pleurs ;

Jouissons de l'heure rapide :

Le temps fuit, mais son flot limpide

Du ciel réfléchit les couleurs.

Tout naît, tout passe, tout arrive Au terme ignoré de son sort :

A l'Océan l'onde plaintive, Aux vents la feuille fugitive, L'aurore au soir, l'homme à la mort.

Mais qu'importe, ô ma bien-aimée,2 Le terme incertain de nos jours,

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Pourvu que sur Tonde calmée,

Par une pente parfumée,

Le temps nous entraîne en son cours !

Pourvu que, durant le passage, Couché dans tes bras à demi, Les yeux tournés vers ton image, Sans le voir, j'aborde au rivage Comme un voyageur endormi' !

Le flot murmurant se retire Du rivage qu'il a baisé, La voix de la colombe expire, Et le voluptueux zéphire Dort sur le calice épuisé.

Embrassons-nous, mon bien suprême, Et, sans rien reprocher aux dieux, Un jour, de la terre où l'on aime, Évanouissons-nous de même En un soupir mélodieux !

Non, non, brise à jamais cette corde amollie ! Mon cœur ne répond plus à ta voix affaiblie. L'amour n'a pas de sons qui puissent l'exprimer : Pour révéler sa langue, il faut, il faut aimer. Un seul soupir du cœur que le cœur nous renvoie, Un œil demi-voilé par des larmes de joie, Un regard, un silence, un accent de sa voix, Un mot toujours le même et répété cent fois.

LES PRÉLUDES

O lyre ! en disent plus que ta vaine harmonie. L'amour1 est à l'amour, le reste est au génie. Si tu veux que mon cœur résonne sous ta main, Tire un plus mâle accord de tes fibres d'airain.

J'entends, j'entends de loin comme une voix qui gronde Un souffle impétueux fait frissonner les airs,

Comme l'on voit frissonner l'onde Quand l'aigle au vol pesant rase le sein des mers.

Eh ! qui m'emportera sur des flots sans rivages? Quand pourrai-je, la nuit, aux clartés des orages, Sur un vaisseau sans mâts, au gré des aquilons, Fendre de l'Océan les liquides vallons, M'engloutir dans leur sein, m'élancer sur leurs cimes. Rouler avec la vague au fond des noirs abîmes, Et, revomi cent fois par les gouffres amers, Flotter comme l'écume au vaste sein des mers ? D'effroi,2 de volupté, tour à tour éperdue, Cent fois entre la vie et la mort suspendue, Peut-être que mon âme, au sein de ces horreurs, Pourrait jouir au moins de ses propres terreurs, Et, prête à s'abîmer dans la nuit qu'elle ignore, A la vie un moment se reprendrait 3 encore, Comme un homme, roulant des sommets d'un rocher, De ses bras tout sanglants cherche à s'y rattacher. Mais toujours repasser 4 par une même route, Voir ses jours épuisés s'écouler goutte à goutte ;

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Mais suivre pas à pas dans Pimmense troupeau Ces générations, inutile fardeau, Qui meurent pour mourir, qui vécurent pour vivre, Et dont chaque printemps la terre se délivre, Comme dans nos forêts le chêne avec mépris Livre au vent des hivers ses feuillages flétris ; Sans regrets, sans espoir, avancer dans la vie Comme un vaisseau qui dort sur une onde assoupie ; Sentir son âme, usée en impuissant effort, Se ronger lentement sous la rouille du sort ; Penser sans découvrir, aspirer sans atteindre, Briller sans éclairer, et pâlir sans s'éteindre : Hélas ! tel 1 est mon sort et celui des humains. Nos pères ont passé par les mêmes chemins ; Chargés du même sort, nos fils prendront nos places Ceux qui ne sont pas nés y trouveront leurs traces. Tout s'use, tout périt, tout passe : mais, hélas ! Excepté les mortels, rien ne change ici-bas.^

Toi qui rendais la force à mon âme affligée, Esprit consolateur, que2 ta voix est changée ! On dirait qu'on entend, au séjour des douleurs, Rouler à flots plaintifs le sourd torrent des pleurs. Pourquoi gémir3 ainsi, comme un souffle d'orage A travers les rameaux qui pleurent leur feuillage ? Pourquoi ce vain retour vers la félicité? Quoi donc ! ce qui n'est plus a-t-il jamais été? Faut-il que le regret, comme une ombre ennemie Vienne 4 s'asseoir sans cesse au festin de la vie,

LES PRÉLUDES

Et, d'un regard funèbre effrayant les humains, Fasse tomber toujours les coupes de leurs mains? Non : de ce triste aspect que ta voix me délivre 1 ! Oublions,2 oublions : c'est le secret de vivre. Viens, chante, et, du passé détournant mes regards, Précipite mon âme au milieu des hasards !

De quels sons belliqueux mon oreille est frappée ! C'est le cri du clairon, c'est la voix du coursier ;

La corde de sang trempée

Retentit comme l'épée

Sur l'orbe du bouclier.

La3 trompette a jeté le signal des alarmes :

"Aux armes !" et l'écho répète au loin : "Aux armes !n

Dans la plaine soudain les escadrons épars,

Plus prompts que l'aquilon, fondent de toutes parts,

Et sur les flancs épais des légions mortelles

S'étendent tout à coup comme deux sombres ailes.

Le coursier, retenu par un frein impuissant,

Sur ses jarrets pliés s'arrête en frémissant ;

La foudre dort encore, et sur la foule immense

Plane, avec la terreur, un lugubre silence :

On n'entend que le bruit de cent mille soldats

Marchant comme un seul homme au-devant4 du trépas,

Les roulements des chars, les coursiers qui hennissent,

Les ordres répétés qui dans l'air retentissent,

Ou le bruit des drapeaux soulevés par les vents,'

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Qui, sur les camps rivaux flottant à plis mouvants, Tantôt semblent, enflés d'un souffle de victoire, Vouloir voler d'eux-même 1 au-devant de la gloire, Et tantôt, retombant le long des pavillons, De leurs funèbres plis couvrir leurs bataillons.

Mais sur le front des camps déjà les bronzes 2 grondent:

Ces tonnerres lointains se croisent, se répondent ;

Des tubes enflammés la foudre avec effort

Sort et frappe en sifflant comme un souffle de mort ;

Le boulet dans les rangs laisse une large trace.

Ainsi qu'un laboureur qui passe et qui repasse,

Et, sans se reposer déchirant le vallon,

A côté du sillon creuse un autre sillon :

Ainsi le trait fatal dans les rangs se promène

Et comme des épis les couche dans la plaine.

Ici tombe un héros moissonné dans sa fleur,

Superbe et l'œil brillant d'orgueil et de valeur.

Sur son casque ondulant, d'où jaillit 3 la lumière,

Flotte d'un noir coursier l'ondoyante crinière :

Ce casque éblouissant sert4 de but au trépas ;

Par la foudre frappé d'un coup qu'il ne sent pas,

Comme un faisceau d'acier il tombe sur l'arène ;

Son coursier bondissant, qui sent flotter la rêne,

Lance un regard oblique à son maître expirant,

Revient, penche sa tête et le flaire en pleurant.

Là tombe un vieux guerrier qui, né dans les alarmes,

Eut les camps pour patrie, et pour amour ses armes.

Il ne regrette rien que ses chers étendards,

Et les suit, en mourant, de ses derniers regards....

La mort vole au hasard dans l'horrible carrière :

LES PRÉLUDES

L'un périt tout entier1 ; Pautre, sur la poussière, Comme un tronc dont la hache a coupé les rameaux, De ses membres épars voit voler les lambeaux, Et, se traînant encor sur la terre humectée, Marque en ruisseaux de sang sa trace ensanglantée. Le blessé que la mort n'a frappé qu'à demi Fuit en vain, emporté dans les bras d'un ami : Sur le sein l'un de l'autre ils sont frappés ensemble Et bénissent du moins le coup qui les rassemble. Mais de la foudre en vain les livides éclats Pleuvent sur les deux camps : d'intrépides soldats, Comme la mer qu'entr'ouvre une proue écumante Se referme soudain sur sa trace fumante, Sur les rangs écrasés formant de nouveaux rangs, Viennent braver la mort sur les corps des mourants !...

Cependant, las d'attendre un trépas sans vengeance,

Les deux camps,2 animés d'une même vaillance,

Se heurtent, et, du choc ouvrant leurs bataillons,

Mêlent en tournoyant leurs sanglants tourbillons.

Sous le poids des coursiers les escadrons s'entr'ouvrent,

D'une3 voûte d'airain les rangs pressés se couvrent,

Les feux croisent les feux, le fer frappe le fer,

Les rangs entre-choqués lancent un seul 4 éclair :

Le salpêtre,5 au milieu des torrents de fumée,

Brille et court en grondant sur la ligne enflammée,

Et, d'un nuage épais enveloppant leur sort,

Cache encor à nos yeux la victoire ou la mort.

Ainsi quand deux torrents, dans deux gorges profondes,

De deux monts opposés précipitant leurs ondes,

Dans le lit trop étroit qu'ils vont se disputer

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Viennent au même instant tomber et se heurter, Le flot choque le flot, les vagues courroucées, Rejaillissant au loin par les vagues poussées, D'une poussière humide obscurcissent les airs, Du fracas de leur chute ébranlent les déserts, Et, portant leur fureur au lit qui les rassemble, Tout en s'y combattant leurs flots roulent ensemble.

Mais la foudre se tait. Écoutez !... Des concerts

De cette plaine en deuil s'élèvent dans les airs :

La harpe, le clairon,1 la joyeuse cymbale,

Mêlant leurs voix d'airain, montent par intervalle,

S'éloignent par degrés, et sur l'aile des vents

Nous jettent leurs accords et les cris des mourants !...

De leurs brillants éclats les coteaux retentissent ;

Le cœur glacé s'arrête, et tous les sens frémissent,

Et dans les airs pesants, que le son 2 vient froisser,

On dirait qu'on entend l'âme des morts passer !

Tout à coup le soleil, dissipant le nuage,

Éclaire avec horreur la scène du carnage ;

Et son pâle rayon, sur la terre glissant,

Découvre à nos regards de longs ruisseaux de sang,

Des coursiers et des chars brisés dans la carrière,

Des membres mutilés épars sur la poussière,

Les débris confondus des armes et des corps,

Et les drapeaux jetés sur des monceaux de morts.

Accourez maintenant, amis, épouses, mères ! Venez compter vos fils, vos amants et vos frères ;

LES PRÉLUDES

Venez sur ces débris disputer aux vautours L'espoir de vos vieux ans, le fruit de vos amours... Que 1 de larmes sans fin sur eux vont se répandre ! Dans vos cités en deuil que1 de cris vont s'entendre, Avant qu'avec douleur la terre ait reproduit, Misérables mortels, ce qu'un jour a détruit ! Mais au sort des humains la nature insensible Sur leurs débris épars suivra son cours paisible : Demain, la douce aurore, en se levant sur eux, Dans leur acier sanglant réfléchira ses feux ; Le fleuve lavera sa rive ensanglantée, Les vents balayeront leur poussière infectée, Et le sol, engraissé de leurs restes fumants, Cachera sous des fleurs leurs pâles ossements !

Silence, Esprit de feu ! Mon âme épouvantée

Suit le frémissement de ta corde irritée,

Et court en frissonnant sur tes pas belliqueux,

Comme un char emporté par des coursiers fougueux

Mais mon œil, attristé de ces sombres images,

Se détourne en pleurant vers de plus doux rivages

N'as-tu point sur ta lyre un chant consolateur?

N'as-tu pas entendu la flûte du pasteur,

Quand seul, assis en paix sous le pampre qui plie,

Il charme par ses airs les heures qu'il oublie,

Et que l'écho des bois, ou le fleuve en coulant,

Porte de saule en saule un son plaintif et lent?

Souvent pour l'écouter, le soir, sur la colline,

Du côté de ses chants mon oreille s'incline ;

100 MÉDITATIONS POÉTIQUES

Mon cœur, par un soupir soulagé de son poids, Dans un monde étranger se perd avec la voix ; Et je sens par moments, sur mon âme calmée, Passer avec le son une brise embaumée, Plus douce qu'à mes sens l'ombre des arbrisseaux, Ou que l'air rafraîchi qui sort du lit des eaux.

Un vent caresse ma lyre :

Est-ce l'aile d'un oiseau?

Sa voix dans le cœur expire, Et l'humble corde soupire Comme un flexible roseau.

O vallons paternels ; doux champs ; humble chaumière Au bord penchant des bois suspendue aux coteaux, Dont l'humble toit, caché sous des touffes de lierre, Ressemble au nid sous les rameaux ;

Gazons entrecoupés de ruisseaux et d'ombrages ; Seuil antique où mon père, adoré comme un roi, Comptait ses gras troupeaux rentrant des pâturages, Ouvrez-vous, ouvrez-vous ! c'est moi.

Voilà du dieu des champs la rustique demeure. J'entends l'airain frémir au sommet de ses tours ; Il semble que dans l'air une voix qui me pleure Me rappelle à mes premiers jours.

LES PRÉLUDES

Oui, je reviens à toi, berceau de mon enfance, Embrasser pour jamais tes foyers protecteurs. Loin de moi les cités et leur vaine opulence ! Je suis né parmi les pasteurs.

Enfant, j'aimais1 comme eux à suivre dans la plaine Ces agneaux pas à pas, égarés jusqu'au soir ; A revenir comme eux baigner leur blanche laine Dans l'eau courante du lavoir ;

J'aimais 1 à me suspendre aux lianes légères, A gravir dans les airs de rameaux en rameaux, Pour ravir, le premier, sous 2 l'aile de leurs mères Les tendres œufs des tourtereaux ;

J'aimais 1 les voix du soir dans les airs répandues, Le bruit lointain des chars gémissant sous leur poids, Et le sourd tintement des cloches suspendues Au cou des chevreaux dans les bois.

Et depuis, exilé de ces douces retraites, Comme un vase imprégné d'une première odeur, Toujours, loin3 des cités, des voluptés secrètes Entraînaient mes yeux et mon cœur.

Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés 4 ombrages ! Vous qui couvrez le seuil de rameaux éplorés, Saules 5 contemporains, courbez vos longs feuillages Sur le frère que vous pleurez.

MÉDITATIONS POÉTIQUES

Reconnaissez mes pas, doux gazons que je foule, Arbres que dans mes jeux j'insultais autrefois; Et toi qui loin de moi te cachais à la foule, Triste écho, réponds à ma voix.

Je ne viens pas traîner, dans vos riants asiles, Les regrets du passé, les songes du futur : J'y viens vivre, et, couché sous vos berceaux fertiles, Abriter mon repos obscur.

S'éveiller,1 le cœur pur, au réveil de l'aurore, Pour bénir, au matin, le Dieu qui fait le jour ; Voir les fleurs du vallon sous la rosée éclore, Comme pour fêter son retour ;

Respirer les parfums que la colline exhale, Ou l'humide fraîcheur qui tombe des forêts ; Voir onduler de loin l'haleine matinale Sur le sein flottant des guérets ;

Conduire la génisse à la source qu'elle aime, Ou suspendre la chèvre au cytise embaumé, Ou voir ses blancs taureaux venir tendre d'eux-même Leur front au joug accoutumé ;

Guider un soc tremblant dans le sillon qui crie, Du pampre domestique émonder les berceaux, Ou creuser mollement, au sein de la prairie, Les lits murmurants des ruisseaux ;

LES PRÉLUDES

Le soir, assis en paix au seuil de la chaumière, Tendre au pauvre qui passe un morceau de son pain, Et, fatigué du jour, y fermer sa paupière Loin des soucis du lendemain ;

Sentir, sans les compter, dans leur ordre paisible, Les jours suivre les jours, sans faire plus de bruit Que ce sable léger dont la fuite insensible Nous marque l'heure qui s'enfuit ;

Voir de vos doux vergers sur vos fronts les fruits pendre, Les fruits d'un chaste amour dans vos bras accourir, Et, sur eux appuyé, doucement redescendre : C'est1 assez pour qui doit mourir.

Le chant meurt, la voix tombe. Adieu, divin Génie ;2 Remonte au vrai séjour de la pure harmonie ! Tes chants ont arrêté les larmes de mes yeux. Je lui parlais encore... Il était dans les deux.

Page 1