‹ Self-help; ou, Caractère, conduite et perseverance, illustrès à l'aide de biographies;Chapitre 56 sur 133 · DECOUVERTE DES INSCRIPTIONS CUNEIFORMES · texte numérisé non relu

DECOUVERTE DES INSCRIPTIONS CUNEIFORMES

vrent les vieux monuments du voisinage , — monuments si vieux que toute trace historique les concernant était depuis longtemps perdue, — et parmi les inscriptions qu'il copia se trouvait celle du célèbre rocher de Behistun, qui s'élève perpendiculairement à 1,700 pieds au-dessus de la plaine, et dont la partie inférieure porte, sur un espace d'environ 300 pieds, des inscriptions en trois langues, — persan, scythe et assyrien. Par une comparaison attentive du langage qui a survécu avec celui qui s'est perdu, ce cadet parvint à acquérir une certaine connaissance des combinaisons du caractère cunéiforme et même à former un alphabet. M. Ravvlinson (plus tard sir Henri) envoya ses copies d'inscriptions en Angleterre, pour qu'elles y fussent examinées. Il n'y avait pas alors un seul collège dont les professeurs eussent une idée quelconque des caractères cunéiformes; mais il se trouva un ci-devant clerc de la Compagnie des Indes, modeste inconnu du nom de Morris, qui avait fait une étude particulière de ce sujet peu compris, et auquel on put soumettre les copies de Ravvlinson. Or, tel était le savoir de ce Morris, que, quoiqu'il n'eût jamais vu le rocher de Behistun, il déclara que Ravvlinson n'avait pas copié avec une exactitude parfaite l'embarrassante inscription. Ravvlinson, qui se trouvait encore dans le voisinage de Rehistun, compara sa copie avec l'original, trouva que Morris avait raison; et ce fut ainsi, qu'à force de comparaisons et d'études attentives, la connaissance de l'écriture cunéiforme fut amenée à un point où elle pouvait faire de grands progrès.

Mais pour tirer parti de la science acquise par ces deux fils de leurs œuvres, il fallait qu'un troisième compagnon vînt leur fournir les matériaux nécessaires à l'exercice de leur habileté. Ce collaborateur se présenta dans la personne d'Austin Layard, originairement clerc dans une étude d'avoué à Londres. Qui se serait jamais attendu à voir ces trois

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hommes, mi cadet, un commis de bureau flë la Compagnie des Indes et un clerc d'avoué, découvrir une langue oubliée et reinetlre en luiuièrc l'histoire de lîahylone? El cependant il en fut ainsi. Layard n'avait (|iic vin;{l-deu\ ans , lorsque, voyageant en Orient, il se sentit pris du désir de pénétrer dans les régions qui se trouvent au delà de l'Euplirate. X'ayant ([u'un seul compagnon, et ne se liant poursa sûreté personnelle qu'à ses armes, et, ce qui valait encore mieux, a son heureux, caractère, à sa politesse; et à ses manières chevaleresques, il passa sain et sauf au milieu de tribus en guerre mortelle les unes avec les autres ; et, malgré la pauvreté relative de ses ressources, à force de travail, de persévérance, de résolution, de fermeté de propos , et grâce surtout à sa passion enthousiaste pour les recherches et les découvertes et à une patience presque sublime, il réussit, ait bout de quelques années, à découvrir et à mettre au jour t\n^ trésors historiques tels qu'il n'a probablement jamais été donné à nu homme seul d'en réunir de pareils. PlliS de trois kilomètres de bas-reliefs furent ramenés à la lumière par H. Layard; et, ce qui l><.\ du plus haut intérêt, c'est que ces antiquités précieuses, dont la collection est aujourd'hui au Urilish Muséum, se trouvèrent corroborer d'une façon si curieuse la version que l'Ecriture sainte nous donne d'événements accomplis il y a environ trois mille ans, (pie le monde en fut frappé comme d'une nouvelle révélation. En outre, l'histoire des fouilles qui nous remirent eu possession de ces monuments remarquables, lelle que M. Layard luimême l'a racontée dans ses Monuments de Xi ni ce , sera toujours une (U'> plus naturelles et (\v< plus charmantes relations que l'industrie, l'entreprise et l'énergie individuelles aient jamais données de leurs efforts et de leurs succès.

Parmi les fondateurs de pairies anglaises on peut citer, en particulier, ceux des familles Eoley et Normanby comme illustrant à un degré remarquable les qualités morales dont

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