CHAPITRE HUITIÈME
« J'estime que dans la famille, comme dans l'Etat, la meilleure source de richesse est l'économie, a (O1C1ÎROK.)
« Il faut avoir l'argent dans la tête et non dans le cœur. » (Ub.in Bvvift.)
La manière dont nn homme se sert de l'argent, le gagne, l'économise et le dépense, est peut-être une des meilleures pierres de touche de la sagesse de sa conduite. Quoiqu'on doive se garder de considérer l'argent comme un but dans la vie, ce n'est pas non plus une chose indifférente ou qui souffre d'être traitée avec un mépris philosophique, représentant, comme elle le fait, et à un très-haut degré, les premiers éléments du confort physique et du bien-être social. Quelques-unes des plus belles qualités de la nature humaine sont intimement liées au bon usage que l'on peut faire de l'argent. Telles sont la générosité, l'honnêteté, la justice et le dévouement; telles sont aussi les vertus pratiques de l'économie et de la prévoyance. D'un autre côté, ces vertus ont leur contre-partie dans l'avarice, la fraude, l'injustice et l'égoïsme, que nous voyons déshonorer l'existence de ceux qui ont un amour immodéré du lucre, et dans la prodigalité et l'imprévoyance, dont font preuve ceux qui abusent des ressources dont ils ont la disposition. « De » sorte que, » selon l'observation très-sensée de Henri Taylor, dans ses Notes from Life, « une juste mesure dans la » manière d'acquérir, d'économiser, de dépenser, de don-