SCÈNE VIII. VJ
-Je le suis cependant... j’ai pleuré l’infldèle,
• Et son indifférence et sa flamme nouvelle.
11 ne m’a rien promis... mais moi, j’ai tout révé.
D’un vague et fol espoir mon cœur s’est abreuvé.
Et lui, s’inforaiait-il, dans sa nouvelle joie.
Des chagrins dévorants dont je restais la proie,
Des climats, des déserts où se cachaient les jours De celle qu’il nouunait ses premières amours?
Ce nom, comme le mien, est loin de sa pensée. , •
Il a dit vrai, mon père, oui, je suis insensée.
Mais on vient ! D’un coursier les pas retentissants S’aiTétent... Quel espoir bouleverse mes sensl Si c’était !... Oui, c’est lui ! ^
' , SCÈNE vni.
NADIR, FATHMÉ.
NADIR
Toi ! ma surprise ést grandel
Chez moi I Que viens-tu donc ^ faire?
• ' FATHUE.
11 le demande 1
NADIR
Tu m’y cherchais, Fathmé?
FATHUÉ, «TM dépit.
Non.
18 ’ SRLMA.
- - ,NAJ)IB. .V ,
Point d’emportement.
Tu savais quel lien encbatnaü ton amant,
Pour quel hymen quittant le toit de mes ancêtres...
’ FATHMÉ.
Que sait-on dans l’exil, tel que l’ont fait nos maîtres? Sept ans le monde entier fut un tombeau pour moi. Qui m’aurait dit ton sort? qui m’eût parlé de toi? J’ignorais ton hymen, et je viens de l’apprendre D’un enfant, que sans moi la mort allait le prendre.
, NADIR
Je n’en ai point. ^
FATHMÉ.
C’est lui qui se disait ton 61s.
■ NADIR
Il mentait. .
Ton épouse, û qui je l’ai remis.
Lui ^’odiguait ce nom, et j’ai pensé... ''
■ NADIR, 1 part.
L’infâme !
FATHMÉ.
Ce courroux...
NADIR
Laisse là cet enfant et fna femme.
Je comprends.*
FATHMÉ, à part.