SCÈNE X
SEi-KA.
Non, mon père,
Non, ce front à ma voix venait de s’éclaircir.
Je retrouvais les yeux et le cœur de Nadir,
Quand iSmaél...
NADIR
Encor I Quelte erreur vous abuse !
ISMAEL
A mes baisers toujours mon père se refuse,
' ■ “ SELMA, t
Taisez-vous, Ismaêl. '•
•^ISRAËL
Et toi, ma mère, aussi 1
Ta mère?...
NADIR
ISRAËL
Ne veut plus que je l’appelle ainsi.
SELRA.
Moi t
NADIR
Ta rougis, Selma? . ,
SELMA
Quel motif, quelle crainte Me pourrait imposer une telle contrainte?
NADIR
Je ne salâ; Ismaël n'à pu le supposer.
36 SELMA
Eh bien I
XCUBXfly rintemmpaiit..
C’est toi, Nadir; qu’il en faut aceuser. > Écoute : Quand tu vins me demander ma fiHe, . . Je te montrai l’enfant qu’au sein de ma famille Ou Dieu des. orphelins a jeté la pitié.
Je réclamai de toi cette ménae amitié
Que de moi, de Selma, recueillait son enfance. .
De ses parents, te dis-je, il n’a point connaissance. - Nous en tenons la place; et toi, tu me promis,
Tu juras de l’aimer, l’élever comme un fils.
N A D I n , bnpaSenlé.
Il m’en souvient.
ACHBAn.
Ton cœur ne tient point sa promesse.
Je ne sais quel ombrage en bannit la tendresse.
■ ' SELMA
Mon père, qui vous dit? , -•
ACHBAR.
Ah 1 pourquoi lui cacher
Les aveux qu’à ton cœur le mien viéqt d’arracher?
NADIR
Quels aveux ? '
'■ ' ACHBAR. ^ . V
Qu’elle a lu dans ta folle pensée, '
Que de les vains si upçons sa gloire est^ofifensée ;; .