IDAMÉ
Dieu soit loué, car, depuis une année.
Je traîne sans espoir mon m ilheureiix destin Des rives du Kouban aux plages de l'Euxin.
D’un bey circassicn j’ai reçu la naissance.
Un autre, dont le rang égalait l’opulence.
Me nommait son épouse; et j’avais mis au jour Un fils qui redoublait ma joie et mon amour.
SELUA.
Femme, ne pousse pas plus loin ton imposture. Ton fils n’est point ici.
NADIR
Vous en êtes donc sdre?
SELliA.
Quel traître sous mon toit a dirigé tes pas? ’
ACHBAB.
C'est Pbaran ou Fathmé.
idah£.
Je ne les connais pas.
SELMA
NAPIR.
Qu’elle vous trompe ou non, écoutez cette femme
SELUA, à part.
Je frissonne!
NADIR
L’enfant que votre amour réclame...
ISMAEL
Ce n’est pas moi.
NADIR
Comment vous fut-il enlevé î
Parlez.
IDAHÉ.
Contre le czar mon pays soulevé Attira dans nos champs la guerre et le ravage.
NADIR
Je le sais.
IDAHÉ.
Votre armée y sema le carnage.
NADIR
Je le sais.