SCÈNE XI
Un hameau.
ACBBAB.
lUAM L
Chaque mot redouble mon bonheur.
Mon fils dtait nourri chez un pauvre pasleur.
« Ce pasteur, le voilà, qui peut le reconnaître.
NADIR
Rendez-lui son enfant.
ISMAEI..
Non, je ne veux pas l’étre.
NADIR
Rcndez-le lui.
SELM A.
Jamais.
NADIR
Sais-tu ce que tu dis?
SELHA.
Elle n’est point sa mûre...
NADIR
Eh bien ! il est ton ûls;
11 est ma honte.
SELHA.
0ht non.
NADIR
Arrière, infâme, arrière.
ACIIBAR,
Barbare {
SELMA
SELM A.
U le tuera
NADIR
Dans les bras de sa mère ;
Et ce môme poignard, enfoncé dans ton cœur.
Dans ton indigne sang lavera mon honneur,
ACHBAB.
Tiens, femme, prends ton fils.
SELMA
Qu’exigez-vous, mon père?
ACHBAB.
Je tiens plus i tes jours qu’au fils d’une étrangère.
NADIR
Tu me trompes, Achbar, et ses pleurs, son effroi...
SEL MA, hor* d'eUe-iu6me.
Non, non, je n’ai trahi ni l’honneur ni ma foi.
Tu sauras tout, écoule; etsi ta volence Doute encor de mon cœur et de mon innocence, Frappe moi, j’aime mieux expirer sous tes coups.
Que subir tes mépris, ta haine et ton courroux. Apprends...
ACHBAR.
Selma.
NADIR
Tais toi, si tu veux qu’elle vive.