‹ Selmours de FlorianChapitre 105 sur 120 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Ah , quelque femme encor !

DO IV JUAIV.

Et quoi donc ? — Je rencontre en une rue obscure , Une belle ayant l'air.,.. J'approche..., un vrai trésor, Une divinité de taille et de figure !

Je l'accoste, elle veut s'enfuir, je la retien

Avec quelque douce parole.

Elle me prend.... pour qui ? voyons !

LEPOIIELLO.

Je n'en sais rien.

Eh! pour Leporello!

DOÎV JUAIV.

LEPOKELLO.

Pour moi.*^ DON JUAN.

Pour toi.

LEPOKELLO.

Fort bien, DON JUAN.

Oh ! dès lors nous changeons de rôle , C'est elle*qui m'arrête et m'embrasse !

LEPORELLO

Très drôle !

Et puis, de sa petite voix :

« Mon cher Leporello, mon doux ami !» — Je vois Que c'est une de tes maîtresses.

96 DON JUAN

LEPOUELLO, stupéfait.

Ah! ah!

( Pendant ce dialogue , Don Juan a jeté à Leporello son manteau et son chapeau , et ils ont repris chacun leur costume. )

D03V JUAN

Je profitais comme il faut de l'erreur. Elle me reconnaît , pousse un cri de terreur,

J'entends du monde , je m'évade , Je traverse la ville à grands pas , j'escalade Ce petit mur, et je me trouve ici.

LEPORELLO

Mais, vous me dites tout ceci ^

D'un sang-froid ! . . . . ^

BON JUAN

Pourquoi pas ?

LEPORELLO

Si c'eût été ma femme !

DON JUAN , riant très-fort.

Ah , ah, ah! c'eût été trop joli, par ma foi î

LA STATUE

Tu cesseras de rire avant l'aurore.

BON JUAN

Hein?

Quoi ^

BON JUAN

Qui parle ^

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