‹ Selmours de FlorianChapitre 11 sur 120 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

JENNY seule, puis ROBERT.

JENNY

îl ne tiendrait qu'à moi d'être désespérée :

La belle occasion ! mais je n'en ferai rien ;

IVon, je le sens. Mon père, bc quoi î se peut-il bien

Que vous aviez dicté ce testament sévère ?

Ab ! Tordre d'affliger vient-il jamais d'un père !

Et Robivlfdans Oxford sera-t-il seul resté ?

Ciel ! que d'indiflérence et de tranquillité !

Ne pas de mon départ deviner le mystère :

Il est vrai que ma tante , en partant de sa terre,

De ses brusques desseins n'a nuilement parlé;

( Robert parait dans le fond ) .

ROBERT, sans voir Jenny.

Me voici dans l'bôlel.

JENNY

Que , toujours surveillé , Lui-même d'un pédant subit la dépendance.

ROBERT , à part.

Jenny seule î

JENNY

Nous suivre en cette résidence , Impossible !... Esî-il rien d'impossible à l'amour? Si Robert m'eût aimée, il aurait en un jour Prévu tous les dangers, bravé tout, et peut-être A mes yeux tout-k-coup je l'aurais vu paraître.

ROBERT , à part.

Le voilij.

.7ENNY.

J'aurais eu d'abord bien du courroux ; Mais à de paveds îorîs, pardonner est si doux ! J'aurais, en li.' .paisatît , blâmé son imprudence. Prescrit à Tindiocrit d'éviter ma présence — Il n'en aurait rien lait ; et nous eussions tous deux Concerté les movens d'éconduire un fâcheux. Je ne puis seule ainsi faire tête à l'orage ; Mais sa témérité m eût rendu mon courage; II eiit pressé du moins la main qu'on lui ravit. Quel bonheur de l'entendre , inguiet , interdit , Répéter à mes pieds : « Jenny , je t'aime encore ! »

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