‹ SemaillesChapitre 18 sur 35 · I. En France (i · texte numérisé non relu

I. En France (i

De Paris, le mouvement gagna les départements. En certains endroits, on fit des créations toutes neuves, en d’autres, on se borna à transformer les éléments antérieurs. Il y avait, en igo3, i3i Universités Populaires à Paris et en province. J’emprunte ce chiffre à l’excellent livre de M. Pellisson : Les Œuvres auxiliaires et complémentaires de V École en France (Paris, Imprimerie Nationale, igo3). Depuis, ce nombre s’est sans doute encore accru.

Au dernier Congrès des U. P. de France (mai igoq), avaient adhéré 6g Universités Populaires. Je cite quelques titres qui révèlent tous la même tendance :

L’Education sociale (Troyes), L’Education mutuelle (Bourges, Levai, Le Mans, Nevers), La Solidarité (Brest, Châlons, Armentières, Paris XIIL), L’ Aurore (Codognan), Le Foyer du Peuple (Toulouse, Paris XVIL, Amiens), La Vérité (Levallois- Perret), Soirées ouvrières (Montreuil), Germinal (Nanterre), Le Livre (Paris VI®), L’Egalité (Paris IX®), L' Education sociale (Paris XVIII®), La Semaille (Paris XX®), Coopération des Idées (Paris XI®, Elbeuf, Rouen).

M . Gabriel Séailles (2), le philosophe distingué dont le nom est inséparable de toutes ces préoccupations et qui avait été appelé à la présidence du Congrès, put constater avec raison que, sous des formes multiples, les U. P. poursuivent toutes une même œuvre d’éducation sociale.

Page 1