En Italie
L’exemple parisien eut des imitateurs hors de France. En Italie surtout, il y eut, en igoi, une magnifique effervescence d’œuvres de ce genre. On y compte, à l’heure actuelle, 35 U. P., peut-être plus, réparties, non seulement dans les grandes cités, mais dans des localités de médiocre importance.
Alexandrie, Brescia, Bologne, Catane, Catanzaro, Cuneo, Ferrare, Florence, Gènes, la Spezia, Livourne, Macerata, Mantoue, Milan, Modène, Molfetta, Monza,
(1) Sur la période de multiplication des Universités Populaires en France, voyez les brochures de M. Ch. Guieysse, publiées dans les Cahiers delà Quinzaine, Les Universités Populaires, 1900- 1901, Paris (io« cahier 3* série) et Départements (20® cahier 3® série), 1902.
(2) La préface de M. Séailles pour le livre de Guieysse sur les U. P. serait à citer tout entière. Voyez encore son beau livre : Les affirmations de la Conscience Moderne, Paris, Colin, 1903, 3.5o.
Naples, Novare, Padoue, Palerme, Parme, Pavie, Pise, Ravenne, Reggio d’Emilia, Rome, Rimini, Sicile, Schio, Turin, Udine et Venise ont leur U. P.
Elles publient presque toutes des bulletins et ont deux périodiques notables : Universita popolari italiane, édité à Milan et V Universita popolare, paraissant à Mantoue. Elles ont aussi, comme les U. P. de France essayé de se faire profiter mutuellement de leur expérience et de créer, entre elles, quelques liens généraux par des Congrès, tenus en ipoS et 1904 (i).
La plus florissante et la plus curieuse à étudier est celle de Milan, magnifiquement inaugurée par Gabriele d’Annunzio, l’écrivain dont les poèmes, les drames et les romans sont l’orgueil de la littérature italienne contemporaine. Elle s’assigne comme but d’être « le laboratoire commun et serein de toutes les idées sincèrement pensées et courtoisement exprimées » .