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de ramuscules; une de ces branches pénètre dans l’intérieur du manche. L’enclume et l’étrier ont également un réseau intraosseux et un réseau périphérique qui s’anastomosent ensemble. Les veines de la muqueuse de la caisse et des osselets sortent par les mêmes orifices de la caisse que les artères, et se jettent soit dans le golfe de la jugulaire interne, soit dans le sinus pétreux supérieur, soit dans les veines méningées moyennes, soit enfin dans les plexus ptérygoïdien et pharyngien.
e). Cavités mastoidiennes. — Leurs artères viennent de la stylo-mastoïdienne et de la méningée moyenne. Leurs veines se jettent en partie dans le sinus latéral.
f). Trompe d'Eustache. — Ses artères proviennent de la pharyngienne, branche de la carotide interne, de la méningée moyenne et de la vidienne, branches de la maxillaire interne.
Sa face postéro-interne à pour rapport important le canal osseux de la carotide.
Les veines forment autour de la trompe un riche réseau se jetant dans le plexus ptérygoïdien, et de là, dans les jugulaires.
Nous voyons, d’après ces données anatomiques puisées aux meilleures sources (1), que l'oreille est un organe excessivement vasculaire, et qu’il nous eût été bien difficile de traiter de ses hémorragies, sans avoir au préalable rappelé ses rapports avec les nombreux vaisseaux qui l’irriguent.
A ce point de vue, c’est surtout l'oreille moyenne qui nous intéresse. Sa vascularisation nous explique, en effet, les graves complications qui surviennent si souvent dans certaines otorrhées ; et si elle nous explique la fréquence des complications cérébrales par la communication vasculaire qui existe entre la cavité crânienne et la caisse, elle nous explique aussi la possi-
(1) Testut, Traité d'anatomie descriptive. — Tillaux, Trailé d'anatomie topographique.
bilité, dans certains cas, de thromboses du sinus pétreux supérieur, lequel occupe le bord supérieur du rocher.
Nous comprendrons, de même, pourquoi dans certaines affections, et même dans certaines interventions chirurgicales, le golfe de la jugulaire interne qui est en rapport avec la paroi inférieure de la caisse, peut être aussi facilement intéressé. Enfin, ayant toujours présent à l’esprit le rapport de la carotide interne avec la paroi antérieure de la caisse, dont elle n’est séparée que par une mince couche osseuse, nous comprendrons pourquoi, dans bien des cas, dans la carie du rocher entre autres, une otorragie puisse déterminer la mort. |