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Fig. 280. — Innervation radiculaire et périphérique dès muscles des couches superficielle S et profonde P de la plante du pied desservis par le plexus sacré. — Différenciation des domaines du nerf plantaire externe (stries noires sur quadrillé bleu), du nerf plantaire interne (quadrillé bleu), du sciatique poplité externe (bleu plein) et du nerf tibial postérieur (noir).
tique radiculaire, mon élève Rousselier (1907) a constaté que la cinquième lombaire était prise onze fois, la quatrième lombaire et la première sacrée dix fois, la troisième lombaire et la deuxième sacrée sept fois, la première lombaire Dois fois, la deuxième lombaire deux fois. La quatrième et la cinquième lombaire et la première sacrée sont donc plus fréquemment atteintes que les autres racines lombo-sacrées.
En présence d’un processus pathologique aussi peu systématisé qu'une radiculite, on doit s’attendre à observer en clinique des cas dans lesquels la sciatique"* radiculaire est accompagnée de troubles nu, leurs et sensitifs dans d’autres domaines que celui du sciatique, à savoir dans celui du crural et de l’obturateur. Dans ces cas la lésion radiculaire se trouve pour ainsi
SÉMIOLOGIE DE LA TOPOGRAPHIE DES PARAI. YSIES
dire à cheval sur les racines du plexus sacré cl du plexus lombaire et, selon 1 intensité de la lésion, on observera des symptômes plus ou moins accusés et toujours à topographie radiculaire dans le domaine des racines Li, Lu, Lm, Si (Voy. fig. 4 22 et 423). On sera alors en présence d'une radiculite du membre inférieur.
Sciatique radiculaire partielle ou dissociée. — Les troubles de la motilité, l’atrophie musculaire, les troubles de la sensibilité ne portent ici que sur quelques racines et, tantôt la sciatique radiculaire dissociée est le reliquat, la suite d’une sciatique radiculaire ordinaire améliorée, tantôt elle est d’emblée dissociée. J’ai observé au cours de ces dernières années un assez grand nombre de faits de ce genre. Dans tous ces cas il s’agissait de paralysie atrophique dissociée des muscles de la région antéro-externe de la jambe, ceux de la région postérieure et de la cuisse étant intacts. Dans deux d’entre eux le jambier antérieur était respecté (Voy- fig. 424, 425, 426), dans un autre le jambier antérieur et 1 extenseur propre du gros orteil étaient seuls paralysés. (Voy. fig. 420 et 421.) Dans ces trois cas, la topographie des troubles sensitils indiquait que les racines' postérieures étaient lésées à la même hauteur que les racines antérieures. Dans l'un de ces cas (Voy. fig. 420 et 421), l’aflection remontait à six ans lorsque je vis le malade pour la dernière lois. Le début avait été celui d’une sciatique légère qui persista pendant trois ans, puis survint une crise douloureuse très intense suivie de la paralysie. Dans le deuxième cas (Voy. fig. 424 et 425) le malade avait eu dans l’espace de six ans deux attaques de sciatique intense dont il avait guéri et avait été ensuite pris brusquement de douleur très vive dans la jambe, puis de paralysie. Dans un autre enfin (Voy. fig. 420) la paralysie dissociée de la jambe apparut brusquement chez un sujet ayant eu un an auparavant une attaque de sciatique qui avait guéri en tant que symptômes douloureux, mais en laissant à sa suite une zone anesthésique dans le domaine de Lv. Ces faits de sciatique radiculaire dissociée sont aussi intéressants qu importants à connaître, car ils montrent, une fois de plus, le rôle considérable joué eu pathologie nerveuse par la méningite partielle, radiculaire. Cette méningite localisée, cette radiculite peut, en elfet, selon les cas, se limiter à une ou deux racines ou bien léser un grand nombre d’entre elles.