‹ Sémiologie des affections du système nerveuxChapitre 113 sur 222 · RÉACTIONS MÉCANIQUES K T ÉLEC TRIQUES DES NEUFS E T DES MUSCLES · texte numérisé non relu

RÉACTIONS MÉCANIQUES K T ÉLEC TRIQUES DES NEUFS E T DES MUSCLES

Les modifications des réactions électriques trouvées chez ces myopathiques consistent donc: pour l’excitabilité faradique dans la persistance du tétanos au delà de la durée d’excitation par des courants à intermittences fréquentes; pour l’excitabilité galvanique dans la facile apparition des secousses d’ouverture, la facile apparition du tétanos après la fermeture et une persistance plus ou moins grande de celui-ci après l’ouverture. Elles ont été rencontrées chez des myopathiqucs récents et chez des myopathiqucs plus avancés dans l’évolution de leur atrophie, mais chez les uns comme chez les autres elles n’existaient que sur des muscles encore peu atteints ou même sur des muscles paraissant indemnes au point de vue fonctionnel ; elles ont fait défaut chez des myopathiqucs beaucoup plus anciens. Vraisemblablement elles correspondent au début des altérations musculaires el elles paraissent transitoires. Bourguignon et Huet les ont vu disparaître après quelques mois sur un muscle où l’atrophie avait augmenté.

Par quelques-uns de leurs caractères ces altérations de l'excitabilité électrique se rapprochent de la réaction rnijolonique, mais elles en diffèrent en ce sens qu’elles sont moins accentuées, qu’elles se localisent sur un petit nombre de muscles et qu’elles paraissent transitoires. Si leur existence se confirme, ainsi que leur constatation déjà assez souvent renouvelée semble le faire prévoir, elles fourniraient des éléments positifs pour réleclro-diagnoslic des atrophies de nature myopalhique.

Résistance électrique du corps. — Jusqu’ici en clinique la résistance du corps aux courants faradiques n’a guère été utilisée en raison surtout de difficultés d’ordre technique. 11 n’en est pas de même pour la résistance aux courants galvaniques, qui peut être modifiée dans certains états pathologiques. Dans le goitre exophtalmique Vigoureux signala, il y a trente ans, une diminution notable de la résistance galvanique et attribuait à ce fait une valeur diagnostique considérable.

La fréquence de cette réaction fut contestée par différents' auteurs, et d’autre part on s’éleva contre l'interprétation qu’il lui donnait en la faisant dépendre d’un état de vaso-dilatation. On lit en outre remarquer que l’hyperidrose, si fréquente dans la maladie de Basedow, ainsi que le renouvellement plus actif de l’épiderme el la moindre kératinisation de ses cellules, étaient vraisemblablement la vraie cause du symptôme découvert par Vigoureux. Quelle que soit du reste l’interprétation il est en tout cas acquis que la diminution de la résistance galvanique se rencontre fréquemment dans le .goitre exopthalmique. Dans Vhgste'rie , certains auteurs admettent que la résistance est au contraire augmentée. Dans les autres affections organiques ou fonctionnelles du système nerveux, les résultats obtenus par différents auteurs ne sont pas jusqu’ici suffisamment concordants [tour pouvoir être utiles au diagnostic.

Dejeiuxe. — Sémiologie

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