‹ Sémiologie des affections du système nerveuxChapitre 143 sur 222 · N Y. X DROME S SE. X S] TIFS · texte numérisé non relu

N Y. X DROME S SE. X S] TIFS

portant sur le sens musculaire, la localisation tactile et le sens stéréognostique; au contraire, dans ce cas, les sensibilités tactile, douloureuse et thermique n’avaient été que peu altérées par l'ablation de cette circonvolution. Du reste, il y a encore plus d’un point à éclaircir dans cette question des localisations motrices et sensitives corticales, car après leur destruction, il se fait des suppléances par les parties voisines. Chez les singes anthropoïdes, les troubles moteurs déterminés par la destruction de telle ou telle partie de la frontale ascendante ne sont pas permanents et, pour ce qui concerne la sensibilité, le cas de llorsley montre que celle-ci peut se régénérer en grande partie, après destruction de cette circonvolution et probablement, comme le fait remarquer cet auteur, par suppléance de la pariétale ascendante. Et je crois que bon doit, pour le moment, clore cette discussion de la manière suivante : si la circonvolution pariétale ascendante n’a absolument rien à voir avec la motilité, il n’est pas prouvé qu’elle est la seule des circonvolutions rolandiques qui soit préposée aux fonctions de sensibilité, le cas de llorsley montrant que l’on ne peut attribuer à la frontale ascendante une fonction uniquement motrice et lui dénier toute participation dans la perception des impressions sensitives.

En tout cas, en raison de l'intrication relative des centres moteurs et sensitifs sur le cortex, les hémianesthésies corticales s’accompagnent d’ordinaire de troubles moteurs plus ou moins accusés, tandis qu’on peut observer des hémiplégies ou des monoplégies d’origine corticale sans que la sensibilité soit nettement touchée.

D’autre part, j’ai observé plusieurs cas d’hémianesthésie où les troubles sensitifs, dont la nature corticale était manifestement accusée par des crises intermittentes d’épilepsie jacksonienne, ne s’accompagnaient dans l’intervalle de ces crises que de troubles moteurs très minimes.

L’étendue de la zone sensitivo-motrice corticale explique en outre la fréquence des paralysies et anesthésies partielles, à caractère monoplégique. C’est dans ces cas que l’on trouvera des paralysies et des anesthésies siégeant uniquement sur le membre supérieur ou sur le membre inférieur et pouvant même être encore plus limitées. (Voy. Monoplégies partielles, dissociées, p. 255.)

Syndrome sensitif cortical. — L’hémianesthésie par lésion corticale présente-t-elle une symptomatologie particulière ? D’après les faits qu'il m’a été donné d’observer et dont plusieurs ont été suivis d'autopsie, ainsi «pie d’après ceux rapportés par Oppenheim, Ch. K. .Mills, bruns, etc., il semble permis de lui assigner certains caractères spéciaux, que l'on ne rencontre [tas dans l’hémianesthésie par lésion du thalamus ou du tronc encéphalique.

Lorsque la zone sensitive corticale est lésée (fig. 498 et 499) on constate en général : une altération très marquée du sens des attitudes, mouvements actifs et passifs, — du sens de localisation, du sens de discrimination tactile, avec agrandissement parfois considérable des cercles de Weber. La perception stéréognostique est toujours altérée et

souvent il existe une astéréognosie absolue. I'ar contre, la sensibilité tactile n’est que légèrement atteinte. Les sensibilités douloureuse et thermique sont très peu touchées cl peuvent même persister intactes. 11 en est de même pour la sensibilité douloureuse à la pression des masses

Fig. 489 et 41 0. — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de monoplégie brachiale partielle gauche, d'origine corticale et limitée aux muscles des éminences thénar. hypothénar et interosseux avec crises jacksoniennès, datant d'un an. Les troubles de la sensibilité portent, mais d’une façon très inégale, sur les sensibilités superficielles et profondes. Le tact, presque normal sur la face palmaire, n'est nettement touché que sur la face dorsale desdoigts. Le sens de localisation est très altéré dans les mêmes points, face palmaire et dorsale. Les cercles de Weber sont très élargis, 45 mill. sur les pulpes digitales. Les sensibilités thermique et douloureuse sont très peu touchées. Le sens des attitudes est complètement aboli au niveau des doigts. La sensibilité à la pression et la sensibilité osseuse sont intactes. Incoordination nette des mouvements de la main gauche. Astéréognosie : le malade ayant conservé, en partie seulement, l’identification primaire, ne reconnaît aucun objet place dans sa main. Exagération manifeste des réflexes tendineux du membre supérieur gauche (Salpêtrière, 1912). Voy. J. Dejerim: et SL Iîegxard : Monoplégie brachiale gauche limitée au.r muscle s des éminences thénar.. hypothénar et aux interosseux. Astéréognosie. Epilepsie jacksonienne. Reçue neurologique , 1912, t. I, p. 28a.

Le malade ayant succombé à l’opération de la craniectomie, l’autopsie montre l'existence d'une tumeur arrondie du volume d'une très grosse noix, située dans la partie moyenne du sillon de Holando, comprimant, en avant, la frontale ascendante et. en arrière, la pariétale ascendante. A ce niveau ces circonvolutions, la pariétale surtout, étaient fortement aplaties.

profondes cl pour la sensibilité au diapason — sensibilité osseuse. Quant à l’ataxie, elle existe ici connue dans l'hémianesthésie par lésion thalamique. Cette forme d’hémianesthésie peut être désignée sous le nom de st/ndrome sensitif cortical. Comme dans toutes les liémianesthésies d’origine cérébrale, les troubles diminuent d’intensité en remontant de la périphérie vers la racine des membres.

Une autre question se pose depuis quelque temps; on a constaté dans plusieurs cas d’hémianesthésie cérébrale une topographie spéciale de

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