‹ Sémiologie des affections du système nerveuxChapitre 54 sur 222 · T 1(1 II 'A'/./. > DI: LA MOI I LUI · texte numérisé non relu

T 1(1 II 'A'/./. > DI: LA MOI I LUI

L atteinlc des voies cérébelleuses se Iraduil par contre par des >vinptoiues homolatéraux, directs, des membres, c'esl-à-dirr siégeant tin m* k* roté que la lésion. I, liémiataxie, riiémiasvnergie, la dvsinélrie lion latérales indiquent dans les lésions ponlo-bnlbaircs la participation

trijufl'il i s rs

d‘ rp!p R1

Fis 47. - Syndrome prolubéranliel postéro-latéral. Hémianesthésie allern irij an |,:sj,

<u“ :l P®|,,,e l'ioy.Min.' de la calotte (tontine gauche intéressant les novaux nmleur cl scnsitii ,|N nieau, leurs fibres radiculaires, la nu.il i«- externe du ruban de Ilëil médian, les v„i, croisées de la calolle et s'étendant en arriére au pédoncule cérébelleux supérieur ,-t en avant I étage anterieur du pont on elle lèse partiellement la voie pédonculaire.

A droite : Uemiparesie des membres et dn facial inférieur I hachures obliques): hémianesthésie d membres, du cou. de la tète, intéressant surtout les sensibilités douloureuse et thcnni.mr l.admo verticales).

d (jonche : Anesthésié dans le domaine du trijumeau : paralysie du nerf masticateur, en particule d muscle-, plery goïdiens. du masseter et il u temporal : nnmveuienls cliot'éii-atliétosiuiics des nieml. par lésion du pf'dmicule cérébelleux supérjeni .

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ÈM/OEQG1E DL SYSTÈME Xb'lil kl X.

drs libres spiuo-céiébcllcuscs en particulier du corps reslil'oimo. La lésion du pédoncule cérébelleux supérieur semble se traduire surtout (fijr. :,4. 4S) par des mouvements choréo-atliétosiques. Ces troubles

seront directs et existeront du même côté que la lésion dans toutes les atteintes de la protubérance qui intéressent le pédoncule cérébelleux supérieur avant sa décussation. Ils sont croisés et existent du côté des

Fig. i<. — Syndrome protubérantiel postéro-latéral. Lésion de la partie latérale île la calotte pmitine gauche intéressant les noyaux du trijumeau, les voies sensitives secondaires croisées de la calotte, sectionnant partiellement le pédoncule cérébelleux supérieur 'l'es; et le ruban de heil médian (Uni) et respectant l’étage antérieur du pont.

A droite Hémianesthésie des membres à type syringomyélique, portant surtout sur les sensibilités douloureuses et thermiques.

.1 Qcmchc : Paralysie du nerf masticateur «muscles ptérygoïdiens, masseter, temporal; par lésion du noyau moteur du trijumeau. Anesthésie légère dans le domaine du trijumeau noyau sensitit du trijumeau .mouvements choréu-a thé losi quos des membres — par lésion du pédoncule cérébelleux supérieur.

i rtourif.es ni: i.a uoTii.n i:

membres hémiplégies et hémianesthésiés dans 1rs lésions pédoncuhiiies, sous-thalamiqucs, llialamiques <(ii i sectionnent lr pédoncule cérébelleux supérieur au-dessus de sa décussation. Ils seront bilatéraux le plus souvent lorsque la lésion intéresse la décussation el s'étend aux deux noyaux rouges de la calotte.

Mais ce qui imprime la note caractéristique aux hémiplégies par lésion du tronc encé

NCB

que, ce qui permet d'en poser le diagnostic (‘I d’en déterminer le siège c'est la participation à la lésion de l’un ou l’autre des nerfs crâniens, moteurs, sensilifs ou sensoriels au niveau de leur émergence, de leurs filets radiculaires, de leur novau d’origine ou de leur noyau de terminaison.

L’atteinte d e I a III paire indique une lésion pédonculaire (fig. 55, 54) ; celle de la partie motrice du trijumeau une lésion de la partie moyenne du pont (fig. 47, 48) :

celle des VIe, Vit et VIII" paires, unelésion du tiers inférieur du pont ou de l'angle pou to-cérébe lieux i- is. syndrome (fig. 52, 55, 56). L'atteinte do l’hypoglosse est ca rac té ristique d'une lésion de la partie antéro-interne du bulbe (fig. 49, 50.

59) dans le domaine de l’artère spinale antérieure : des troubles dan> la fonction du glosso-pharyngien et du vago-spinal indiquent une lésion des parties latérales du bulbe (fig. 50. 60ab) dans le domaine de l’artère cérébelleuse postérieure et inférieure: les paralvsies lai vngo-pliarvugovélo-palatines indiquent en particulier une lésion de la colonne au lé-

baire antéro-interne. 1 1 < a 1 1 1 i ] • I <

llrrne do

la Xll" paire par thrombose de l’artère spinale antérieure gauche.

La lésion détruit la pyramide antérieure, la formation réticulée blanche du bulbe, les libres radiculaires de la Ml0 paire el respecte son noyau.

A droite : Hémiplégie des membres et hémianesthésie surtout de*' sensibilités profondes sans hémianalgésie ni hémithermoanosthésio. A gauche : llémiatrophie linguale avec réaction «le dégéiiéresceneo par lésion des libres radiculaires du grand hypoglosse.

SEMIOLOGIE Di ■' ) > / /..)//: \ i: Il l'I: I .V.

NCB

l;i racine descendante du trijumeau, syndrome d'Avcllis.

I cou Ides sympathiques oculo-piipillaii*es,hémiasynergie céréhell»*use, jiai thrombose de l'artère vertébrale gauche en avant de l’origine do sos branches spinale antérieure el cérébelleuse inférieure et postérieure.

\ droite : Hémiplégie croisée — type ponto-bulbaire — du tronc et dos membres par lésion pyramidale: hémianesthésie portant sur tous les modes de la sensibilité — en particulier de la sensibilité douloureuse et thermique — du tronc, des membres, du cou, de la nuque et de la partie postérieure de la tête par lésion des formations réticulées blanches (Hm, rCli et grise iSili.

A gauche llémiasynergie cérébelleuse avec latéro-pulsion et liémiala\io. lfémiatrophie linguale par lésions des libres radiculaires de l‘ hypoglosse : paralysie pliaryngo-laryngo-velo-palatine i syndrome d’Avcllis) avec dysphagie, dysphonie, enrouement et extinction do la voix par lésion «les libres radiculaires et du noyau antérieur du vagospinnl \\a i. Myosis «*l rél récissement de la fente palpébrale par b‘*sion des libres sympathiques oculo-pupillaires dans la formation réticulée latérale iSH i, (ces troubles sont «raillant plus accusés que la lésion est plu< étendue en arrière et plus voisine du noyau dorsal ou postérieur «lu vaguei : hémianesthésie de la face, par lésion de la racine descendante «lu trijumeau.

assez intense pour entraîner une s 1 1 1 • 1 u \ ; i i i < * 1 1 «le I

vague.

La paralvsie, l aneslhésie. les troulilcs sensoriels eonsécnlifs à la lésion des libres radiculaires ou des noyaux des nerfs crâniens, sont toujours directs et revêtent par rapport à l'hémiplégie H I hémianesthésie des membres, le type caractéristique <h“s lésions du tronc encéphalique, le type des paralysies dites alternes.

Les nerfs moteurs le plus souvent atteints sont les \ L , Y IIe ( lig. 55, 56, 52, 58), III1' paires (lig. 55, 54). Le trijumeau t fig. 47, 48), est plus fréq uein men t pris que l'hypoglosse (lig. 49, 50, 59) et la paralvsie du novau masticateurpeut être a mâchoire: plus sou-

fieure des nerfs mixtes, novau de l'ambigu ou noyau vago-spinal lig. 60.

50), tandis «pie b * ralenlisseinenl du pouls, l'abaissement de la température, les troubles respiraloiresdu tvpeChevne- Stokes et Stokes- Adam, les troubles sympathiques oculopupillaires (fig. 50) révèlent l’existence d'une lésion dans le voisinage du noyau moteur dorsal du

TltOL'Ill.l :> />/: /..I uni II I I I.

von l hi nantlvsie prédomine dans 1rs plcrygoïdicns et sr difficulté dans

traduit par de la

JS

mouvements de déduction cl I entrainement de la mâchoire du roté liénii plégié pendant I ouverture de la bouche.

La paralysie des nerfs moteurs crâniens s accompagne d’atrophie musculaire, d'altérations des réactions électriques, symptômes ipii font toujours défaut lorsque sont lésées les voies centrales de ers nerfs, à savoir les jibres co r lie o - ii u- > cl éa ires .

La lésion des libres rorlico- nucléaires du facial se traduit par une paralysie faciale inférieure du t\pe cérébral ( voy. fig. 55,

57, :>Ga, 45, 51, 46,

17 ) ; cidle des filtres corlico- nucléaires des nerfs moteurs de l'œil par une paralysie associée du regard ou une déviation conjuguée de la tête et des yeux (fig. 55,

18) (voy. Sémiologie de la vis-ion, p. 4 "28 et I 1 50). La dysphagie, la dysarthrie, le svndromc pseudobulbaire (voy. p. I 48) le rire et le pleurer spasmodiques sont fréquents dans les lésions bilaterales de la moitié supérieur!* de I étage anterieur de la prolu lie

Os

H.QilletZ .

Fig'. 51. — Syndrome protubéranliel antérieur. Hémiplégie du type cérébral avec paralysie pseudo-bulbaire par lésion bilatérale du tiers supérieur de l’étage antérieur de la protubérance détruisant complètement la voie pédonculaire droite tPy) et partiellement la voie pédonculaire gauche dans sa partie interne le long du raplié.

A {fauche : Hémiplégie croisée du type cérébral — membres, (acial inférieur, langue — avec contracture et exagération des réflexes tendineux par lésion des libres cortico-médullaires pyramidales el des libres cortico-micléaires du facial et de l'hypoglosse.

A droite : llémi parésie croisée de la langue, du facial inférieur et des membres par lésion des libres cortico-nucléaires et atteinte légère des fibres cortico-médullaires pyramidales.

De là : Dysarthrie, dysphagie, symptômes de paralysie psetido bulbaire par lésion bilatérale des libres corticn-nucleaires de 1 hypoglosse el du vago-spinal.

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ry i icc cl s observent môme lorsque la lésion de la secoinh* voie pédonculaire est peu étendue (fig. 51 ). pourvu qu’elle inléresse sa par lie interne ou sa partie postérieure c’est-à-dire la voie centrale coi lico-nucléaire des noyaux inférieurs du bu Ihe et en particulier les libres aberrantes poulines.

Les lésions du tronc encéphalique peuvent intéresser la Mil paire (lîg. 52) dans son système cochléaire (libres radiculaires de la brandie cochléaire, noyau antérieur de l’acoustique, svstèines du corps trapézoïde, de l’olive protubéranticlle et du ruban deReil latéral) et dans son s vilénie vestiluilaire (libres radiculaires de la branche vestibnlaire, novau triangulaire, noyau <le Bechterew, noyau de Deiters, et svslèmc des libres du noyau de Deiters >. Ici encore les symptômes constatés (troubles de l’audition, troubles de la statique) seront directs, ils s’observeront du côté de la lésion.

L’appareil labyrinthique est en outre en connexion étroite avec les noyaux oculo-moteurs (lîg. 212, p. 429) : le système cochléaire par les fibres du bile de l’olive supérieure ou protubéranticlle: le système veslibulairc par les libres «pii naissent dans le noyau de Deiters. suivent le trajet des bines arciformes internes postérieures de la calotte, abordent le noyau de la \l paire, montent dans le faisceau longitudinal postérieur croisé pour actionner le noyau de la III" paire du côté opposé ou descendent dans le faisceau longitudinal postérieur homolatéral pour actionner les noyaux bulbaires inférieurs, en particulier le novau du spinal et les colonnes cellulaires de la corne antérieure de la légion cervicale. Inc lésion de ces voies entraînera des svmptùmes oculaires (lîg. 50, 57, 52) : uystagmus, paralysie des mouvements de latéralité du regard — paralysie oculaire associée — voire môme une dev ialion conjuguée des yeux et de la tète avec ou sans rotation de la tète, auxquels s’associent du vertige, de l’incertitude dans la démarche, de la latéropulsion et souvent une diminution du réflexe patellaire. A rencontre des lésions de la voie cortico-oculogyre ces symptômes, en particulier les symptômes oculaires, sont ici directs : ils s'observent du côté de la lésion, c'est à-dire du côté opposé à l'hémiplégie ou à l'hémianesthésie des membres et bien qu’ils résultent de la lésion d’une voit* secondaire centrale (faisceau longitudinal postérieur, système du noyau de Deiters), ils peuvent cliniquement être assimilés aux paralysies alternes. — La déviation conjuguée, la paralysie associée du regard, le vertige, s'observent de préférence lorsque sont lésées la partie la plus élevée du noyau de Deiters et des voies qui en partent: le uystagmus. de préférence lorsque c’est la partie supérieure; l’incertitude de la démarche, les altérations des réflexes, lorsque la partie inférieure du novau de Deiters est atteinte.

Les lésions du tronc encéphalique peuvent intéresser les libres radiculaires du trijumeau (Ve paire) à diilérenles hauteurs (lîg. 17. 48. 52, 58, 50, (îll et, dans le long trajet descendant de sa racine spinale, on a cherché à localiser les territoires cutanés desservis par les branches ophtalmiques, maxillaire supérieur et maxillaire inférieur. I.rs libres radiculaires des branches ophtalmique et maxillaire intérieur sont

r nom le s de la motilité .

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tig. Syndrome protuheranlicl postérieur. Ilémianestbési»* croisé»» avec paralysie alterne <!«*< VI',

MI', Mil' paires et du vago-spinal iKa.i, par tubercule de la partie inférieure de la calotte protubéran liell»» gauche. Le tubercule a ctuiiprim»» ou détruit les voies sensitives secondaiivs croisé»»s d<- la calolle (Slti. le ruban »l<* Heil médian (Rnij. le faisceau longitudinal postérieur t'FIjp), les noyaux • t

externe (N\ I,M i, du facial (N VII, VII), des branches \ est i lui la 1 1 paire; plus bas, il atteint la partie supérieure de la calott** du vago-spinal »*t les voies cérébelleuses eu part iculur i

libres radiculaires du moteur oculaire i VII Iv) et cocbléaire (WIIIcMle la VIII bulbaire, intéresse le noyau antérieur corps restiforme.

.\ droite : Hémianesthésie «lu corps et »1<» la lac»* pour Unis les modes de la sensibilité sup»»rficielle et profonde. Ilemiataxie cérebelleuse, latéro-pulsion par lésion des voies cérébelleuses.

A gauche : Paralysie atrophique avec réaction de dégénérescence de la VIIe paire (a facial supét iem , inferieur, peaucier), lagopbtbalniie, abaissement de la commissure labiale, elTacenienl des r i d • ; surdité par lésion de la branche cochléaire (Ville); nystagmus vestibuiaire \lil\ : strabisn ■ convergent i\l° pairci, paralysie des mouvements associés de latéralité »!«•< deux globes oculaires vers la gauche par lésion des libres oculo-lévogyres internucléaires et vestibulaires dans la parti. ■ postérieure «h» la calotte au niveau du faisceau longitudinal p»)sté rieur i Flp i. du noyau de la NI pair, et du noyau de Deiters. Par suite de la prédominance «les antagonistes, b* regard est porté- a droit»-. Paralysie vebi-palaline et paralysie de la corde vocale i noyau et libres radiculaires du va^o-spi nal). lIiMiiianesl ln»sie de la lace par lésion de la racine descendant»* du trijumeau a

> EMinl.nfïIl : DU SYSTÈME XE lll'E l X.

celles dont la terminaison esl la plus inférieure: celles du ma \ i 1 1 a i r<* supérieur ne dépassent guère en bas le plan de I olive bulbaire. Sur une c«m | u* transversale de la racine spinale descendante du trijumeau, les libres correspondant aux branches ophlhalmique cl maxillaires supérieures semblent occuper une situation plus antérieure, plus ventrale, (pie celles du maxillaire inférieur. Les troubles de la sensibilité cornéenne paraissent en effet s observer de préférence dans les loyers plus inférieurs, ceux des muqueuses nasale et buccale, dans les loyers plus supérieurs.

Les lésions destructives des novaux sensitifs du trijumeau — noyau protubéranliel et novau de la racine descendante ou substance gélatineuse de Rolande — peuvent de même que celles qui portent sur les branches périphériques de ce nerf ou sur le ganglion de Casser, produire des troubles neuro-paralvtiques — kératite superficielle érosive, herpès — syns que 1 Ou puisse invoquer pour les expliquer, un tiraillement ou une compression de la branche périphérique, comme dans les cas de tumeur extra-prolubérantielle.

Syndromes cliniques des hémiplégies par lésions du tronc encéphalique

a ) Syndromes pédonculaires. I" Syndromes pédonculaires

antérieurs ( Hémiplégie pédonculaire , syndrome de Weber). — Au niveau du pédoncule cérébral, le faisceau moteur, placé dans le pied, esl nettement séparé, par toute I épaisseur du locus niger, du faisceau sensitif (ruban de Reil) (pii occupe l’étage supérieur. Aussi dans la majorité des cas, pas toujours cependant, I hémiplégie pédonculaire est-elle uniquement motrice. .Mais alors elle est parfois fort difficile à distinguer des autres hémiplégies cérébrales dans lesquelles il u existe pas de troubles de la sensibilité.

Ce diagnostic esl facile au contraire à porter, lorsque cette hémiplégie pédonculaire alfecte le tvpe caractéristique, dit liémipléyie alterne supérieure ou pédonculo-protubérantielle, ou syndrome de Weber. 1) un cote du corps il existe une hémiplégie totale comprenant les membres, le tronc, la langue et la face - la paralvsie faciale présente ici les caractères de la paralvsie faciale d’origine cérébrale, c'est-à-dire avec intégrité relative du facial supérieur; — du cédé opposé, le moteur oculaire commun est paralysé. Celte paralysie du moteur oculaire commun peut être complète et frapper toute la musculature interne et externe de l'œil; ou incomplète et ne s adresser qu'à la musculature interne, ou à la musculature externe ou même seulement à quelques muscles de celle-ci. Les examens né'Toscopiques mollirent le plus souvent un ramollissement ou une hémorragiedu pédoncule: parfois la lésion siège dans les méninges — tumeur, gomme syphilitique ou tuberculeuse, anévrysme des artères de la base du cerveau, méningite tuberculeuse. — Ce l\ pe clinique s'explique facilement. La lésion a frappé du même coup le faisceau moteur corticomédullaire non encore entre-croisé, d'où I hémiplégie totale du côté

rnni nu:

ni: i..\ i/o / //./ '/ /•;.

I- i ” . . — Svmlroines pédoncnlaires antérieurs : li«*m i du 1 y|n* cérébral, avec paralysie allerue

supérieure — Syndrome do Weber — par lésion du pied du pédoncule cl des libres radiculaires du moteur oculaire commun — 111" paire — gauche.

d ilruUc : Hémiplégie croisée des membres et du par lésion des libres cortico-médullaii'es pyra-

midales : hémiplégie faciale inférieure, légère bémiparésie faciale supérieure, par lésion des libres corlico-nucléaires faciales; bémiparésie linguale par lésion des libres corlico-nucléai res de l'hypoglosse.

| n a la lésion respecte un certain nombre de libres cortico-médullaires pyramidales et de libres mrliro-nncléaires ; les deux cinquièmes inlernes et une partie du deuxième cinquième externe du pied du pédoncule ne sont pas atteints par la lésion

lin l> la lésion beaucoup plus ('-tendue sectionne IiiiiIi-s les libres cortico-médullaires pyramidales et toutes les libres corlico-nucléaires. même celles qui dans cetle région manifestent déjà la tendance à se détacher de la voie pédonculaire avec les libres aberrantes pédoncnlaires (pes lemniscus pro fond, pes lemniscus superliciel l.

Outre les symptômes communs aux deux cas a (-1 b indiques plus haut et relevanl de la lésion dos libres cortico-médullaires pyramidales et des libres rorlico-nurloaires pour b- lacial cl lhvpoglosse. on constatera! dans le cas b : une déviation conjuguée de la tète et des yeux par lésion des libres rortiro-réphalogyres destinées au noyau inférieur du spinal, et des libres cortico-oculogyres desl inées aux noyau x des i lutteurs ocu lai res commun et externe ; des troubles do la mas lirai ion. p-u lésion dos libres rortieo-trigéïïlinalos motrices; îles troubles de la déglutition, de la pbonalion.de

' un affaissement du voile du palais, par lésion des libres corlico-nucléaires du vago-

spinal.

Par suite de la prédominance des antagonistes du rote sain (gauche) on observe en a et en l> . mu déviation de la bouche (action du facial), du menton (action dit masticateur) vers la gauche, une déviation de la langue du cédé paralysé laclion du génioglosse sain) et en b, en outre, une déviai ion conjuguée de la tète cl dos yeux vers la gauche (action de la branche externe du spinal et des orulo-lévogvresi el mu* déviai ion de la luette vers la gauche, acl ion du v ago-spinal).

I g/iuche : Paralysie directe de la troisième paire ; pt.osis. strabisme divergent par prédominance de l'antagoniste iVP pnirei: avec ou sans mydriase el pupille ne réagissant ni a la convergence, ni

i\ hi lumière suivant que la deslrnrlinn des libres radiculaires delà IIP paii si plus ou moins

Complète.

SÉMIOLOGIE br s)'$ T/: MI-: SEltVECX.

opposé, el, à sa sortie du névraxe, le nerf moleiir oculaire commuii. qui si* rend à I œil du même cùlé que la lésion. Lorsque la lésion s'étend aux quatre cinquièmes inlernes du pied du pédoncule et détruit toutes les voies eorl i o-nucléaires, à la paralysie alterne de la III paire. s'ajoute

*'£■ 5.i. — Syndr pédoneulaire postérieur. Uéinianeslliésiu de la moitié opposée du corps aie.

mouvements clioréo-atliétosiqiies et paralysie alterne de la III* paire, par lésion de la calotte pédon cul aire droite.

A gauche : Hémianesthésie croisée des membres et de la face par lésion des voies sensitives >t.*con claires croisées (lîm et Sll : mouvements choréo-alhétosiques et quelquefois Irenilileinent par lésion du noyau rouge (NIC et du pédoncule ce ré I tell eu v supérieur i IV^ au-dessus de sa décus-ation. d droite : Paralysie du moteur oculaire commun; IIP paire : ptosis, strabisme .divergent par pré dominance de l'antagoniste; sans ou aveç.mydriase et pupille ne réagissant ni a la convergence, ni a la lumière, suivant que la destruction du noyau et des (Unes radiculaires de la IIP paire est plus ou moins complète.

- du cote de I hémiplégie — mie paralysie associée du regard avec déviation conjuguée de la tète et des yeux par lésions des filtres corticn-ocnlogyres et corlico-céphalogyres (tig. Ù71’ et ùü1') (Syndromes de Loville).

2° Syndromes pédonculaires postérieurs. — Dans certains cas. il peut exister de I hémianesthésie à type également alterne par lésion ilu nilian

THOU1I.ES DE LA MOT ru ni

ileReil mt’*i liait dans la calolle pédonculaini ( li“'. à \ cl \<>y . licou iaueslhcsic).

On d(‘sii;iit* sons le nom de s iiiulroinc de llcondlicl un s\ inlromo pôdoucnlaire où riiéiiii|tlé^i(‘ est remplacée par un liémi-lreinldemenl avec

Vin. — Syndrome | >col u hi'-i autiel antérieur : — Hémiplégie alterne inferieure type Hillard-huhlrr. Hémiplégie croisée du tronc et des membres du type ponto-bulbaire (.saùs parai ysio faciale inferieure) sans hémianesthésie et sans syndrome de l’ovjlle, avec paralysie alterne soit de la VI' paire seulement (lésion a), soit des VI' et VII’ paires (lésion a et b) par tumeur comprimant le faisceau pyramidal et englobant au voisinage du sillon bulbo-protubérantiel les libres radiculaires, soil de la VP paire seulement ici) soit des VP et VIP paires i lésion a et b). V ce niveau, les fibres mi lieu nuciéo-faciales ont abandonné la voie pyramidale avec les libres aberrantes Imlbo-prolubérantielles et se trouvent dans la calotte : d'où absence de paralysie faciale inférieure croisée.

1 droite : Hémiplégie des membres sans paralysie faciale inférieure.

t gauche : Strabisme convergent par paralysie du moteur oculaire externe : la prédominance des antagonistes porte l'œil gauche en dedans. Pas de paralysie du regard, en particulier des mouvements de latéralité des deux yeux : l'œil gauche es! seul atteint.

Dans in lésion (b), aux symptômes précédents il s'ajoute une paralysie atrophique du facial (VIP paire) avec réaction de dégénérescence : Effarement des rides, lagoplillialmie, abaissement delà commissure labiale, paralysie du peauoier.

i:mi<)I.oi;ii: ui > ) > ti:mi-. xi.jn'trx.

iTioii vcnicii ls ch oi"©o-a I liétosii |i les . Ici il s ;igil (“g;il(*iii('iit il mir Iokh1 dr l;i calotte, mais délruisanl lt- noyau rouge cl les voies céiélu'llcuscs | li<>. 54). Lorsque la lésion s’étend au faisceau longitudinal postérieur ou poul constater il ut* paralysie associée du regard (tig. 5(1) i \ ov. Syndrome de I o\ illn.

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Fig. oG. — Syndrome prol 1 1 1 h * i ;i 1 1 1 ici an lérieu r ri po<l érieii i . Syndrome de M i 1 1 a rd-( '• 1 1 1 » I «» r- l-’i • v i 1 1 • • . îlëiïiiplégie (du type cérébral) avec hémianesthésie des membres et de la tète du cédé opposé du corps et paralysie alterne, soit.de. la Vl° paire seulement (lésion <n, soit des M' et VII" paires (lésion A, par thrombose de la partie inférieure du tronc basilaire, en particulier des artères protubérantielles médianes gauches, la lésion occupe l'étage antérieur du pont, détruit la voie pyramidale l’y. s’étend à la calotte, sectionne le ruban de Iteil médian (Huit, 1rs libres de la formation réticulée (SB), b1 faisceau longitudinal postérieur iKlpi, 1rs libres radiculaires de la \I" paire iVIi. Kn b. la lésion plus étendue détruit en outre 1rs fibres radiculaires du facial et les noyaux des M" et VII* paires et les libres de lu partie latérale de la formation réticulée.

\ droite ’ Hémiplégie croisée du type cérébral — membres el facial inférieur — par lésion des libres cortico-médu I la ires pyramidales et mil ico -nurléo-faciales i libres aberrantes bulho-prot libérant icllesi. Hémianesthésie des membres et de la lace intéressant en n, surtout la sensibilité tactile el levons des attitudes, el en b, tous les modes de la sensibilité (ces troubles étant beaucoup moins marqués à la tète «pi aux membres).

t y anche : Parésie de la M" paire, — strabisme convergent à laquelle s'ajoute en b. une paralysie de la Vil" paire — facial inférieur, supérieur et peaurier du cou — lagophtalmie, abaissement de la commissure labiale, effacement des rides.

K il outre : Paralysie des mouvements de* latéralité* des deux globes oculaires ver» la garnie- par suite de la lésion du l'Ip gauche: grâce à la prédominance des antagoniste^, le regard e>l porté- \, > la droite.

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