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IV. — Paraplégies fonctionnelles

Je fais rentrer dans ee groupe la paraplégie des neurasthéniques, la paraplégie hystérique, la basophobie el autres troubles fonctionnels de la marche.

Il faut y joindre également certaines paralysies transitoires, passagères ou quelquefois périodiques, de cause encore indéterminée.

Paraplégie neurasthénique. — Il n’existe pas à proprement parler une paraplégie neurasthénique. Ce que l’on observe quelquefois chez ces malades c’est une apparition rapide de la fatigue dans les membres à l’occasion du moindre effort cl parfois l'exagération des réflexes tendineux. Elle est plus marquée aux membres inférieurs qu’aux membres supérieurs. Ce n’est pas à proprement parler une paraplégie au sens propre du mot, mais un épuisement parfois rapide de la force musculaire. Son début est brusque ou insidieux el dépend quelquefois de la cause même de la neurasthénie. Elle succède toujours à une émotion choc physique ou moral. Lorsque l’amaigrissement du malade est considérable, l’émaciation des membres inférieurs peut entrer aussi en ligne de compte dans la genèse de la faiblesse des jambes. Cette faiblesse offre ceci de particulier, qu’elle est généralement plus intense le matin au réveil et diminue progressivement jusqu’au soir : elle consiste moins dans I impossibilité d’exécuter un mouvement ou dans une diminution de l’énergie de ce dernier que dans l’impossibilité de répéter, de prolonger l’effort, mais, et j’insiste sur le fait, il ne s’agit pas ici de paraplégie véritable. Souvent du reste, chez ces malades, la faiblesse des membres inférieurs est associée à une staso-baso-phobie plus ou moins marquée.

Paraplégie hystérique. — Dans l’hystérie, la paraplégie peut revêtir tous les aspects cliniques, elle peut porter uniquement sur la motilité ou être accompagnée de troubles de la sensibilité qui dans certains cas peuvent être extrêmement accusés. Elle peut être flasque, totale el absolue, ou s’accompagner aussi de contracture, ce qui est fréquent. Lorsque la contracture existe, elle peut à elle seule expliquer la paraplégie et. selon les groupes musculaires les plus atteints, imprimer aux membres des attitudes extrêmement variées, dont la plus commune — membres inférieurs en extension avec équinisme des pieds — est en tous points semblable à celle de la paraplégie spasmodique par lésion médullaire. Cet équinisme peut parfois être excessif (fi g. 228). (Vov. Contracture. )

La paraplégie spasmodique hystérique est susceptible d’apparailre brusquement à la suite d’une émotion et de disparaître de même. D’autre fois elle se produit lentement, et rétrocède de la même manière. D’une manière générale les réflexes tendineux ne sont pas modifiés. On a cité cependant des cas où ils étaient exagérés. Les sphincters sont intacts, du moins dans l’immense majorité des cas.

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