LÉGENDE DE LA FIGURE
Fig. 212. — Les voies oculogyres, en particulier les voies des mouvements de latéralité du regard.
La calotte bulbo-ponto-pédonculaire avec sa formation réticulée (SU) et ses faisceaux longitudinaux (faisceau longitudinal postérieur (Flp), ruban de Iteil médian (Km), est vue en projection à travers le plancher du i" ventricule et l'aqueduc de Sjlvius. Elle est limitée en dehors par le ruban de Rei I latéral (Kl) coloré en jaune et les longs noyaux sensitifs des Y* et VIII* paires, colorés en vert (NVs, SgR), et en jaune (Nvinc, NBe, NVIIIv, .\D), et présente de chaque côté de la ligne médiane : 1“ en haut les noyaux de la III" paire (Nnu qui innervent par des libres croisées et par des fibres directes, le muscle droit interne du globe oculaire ; — 2” au milieu, le noyau de la VI* paire (Nvi) qui innerve le muscle droit externe de l’œil: — 5° en bas, les noyaux céphalogyres préposés aux mouvements de rotation et d’inclinaison latérale de la tête et du cou : noyau médullaire de la branche externe du spinal (Nxi) et centres moteurs de la moelle cervicale (Ca).
Des libres à myélogenèse très précoce relient dans les deux sens le noyau de la VI" paire au noyau de la III" paire du même côté et les associ -n t entre eux, et dès les premiers stades de la vie, pour les mouvements de latéralité des. globes oculaires. Ces fibres internucliai res (colorées en rouge) tirent leur origine des petites cellules contenues dans les noyaux oculo-moteurs Nui et Niv et passent par le faisceau longitudinal postérieur. Les petites cellules du noyau de la VI" paire gauche, par exemple, peuvent actionner les libres radiculaires croisées et directes du droit interne gauche, de même que les petites cellules du noyau de la 111" paire gauche actionnent les libres radiculaires du droit externe homolatéral (gauche). Ainsi se trouve constituée une étroite association physiologique — comprenant un système dextrogyre qui porte le regard vers la droite, et un système lévogyre qui porte le regard vers la gauche — association qui peut être incitée et actionnée soit par la corticalité cérébrale, soit par diverses voies centrales sensitives ou sensorielles, labyrinthiques, tactiles, visuel les, etc.
1" La voie cortico-oeulogyre (colorée en rouge foncé à droite, en rouge pale à gauche) appartient à la voie cortico-nucléaire (CoN) et tire son origine du centre de la déviation conjuguée de la tète et des yeux (De) situé sur le pied d’implantation de la deuxième frontale sur la frontale ascendante. Elle passe par le genou de la capsule interne, la partie interne du pied du pédoncule, descend avec les libres aberrantes de la voie pédonculairefvoy. schéma p. 200). dans le ruban de Iteil médian et abandonne des libres aux noyaux des deux III" paires, au noyau de la VI" paire du côté opposé, aux noyaux céphalogyres des deux côtés.
2" La voie labyrinthique oculogvre (colorée en jaune), comporte une voie oculogyre vestibulaire ou statique et une voie oculogyre cocbléaire ou acoustique. La voie vestibulaire oculogyre tire son origine des cellules des noyaux terminaux de la racine vestibulaire (Mlle, NVIIIv. MD). Ses libres appartiennent au système des libres arciformes postérieures et internes (lap) de la calotte ponto-bulbaire. Elles actionnent les deux noyaux des VI* paires et donnent au faisceau longitudinal postérieur (Flp) des fibres directes et croisées, ascendantes et descendantes ; les libres ascendantes croisées et les descendantes directes sont les plus nombreuses. Les fibres ascendantes actionnent les noyaux des deux III* paires, les fibres descendantes actionnent les noyaux céphalogyres. La voie cochléaire oculogyre est représentée par les cellules du noyau antérieur de l’acoustique (.Nvinc), le corps trapézoïde (Tr), les fibres destinées à l’olive supérieure ou protubérantielle (Os) du même côté et du côté croisé et les fibres qui montent dans le ruban de Rei 1 latéral (RI). Cette voie peut inciter le système oculogyre par les fibres du hile de l’olive supérieure qui actionnent : x) les cellules d’origine de la VI" paire (droit externe); — (3) les cellules d'origine de la III" paire destinées au droit interne du côté opposé par l’intermédiaire des petites cellules du système oculogyre internucléaire. La voie labyrinthique oculogyre peut être actionnée non seulement parles sensations périphériques — statiques (vestibulaire), auditives (cochléaire) — mais encore par le cervelet, grâce au système des fibres semi-circulaires internes et cérébello-vestibulaires qui se terminent dans les noyaux de Deiters et de lîechterew (ces connexions ne sont pas figurées dans le schéma) ;
5" des mouvements de latéralité des globes oculaires peuvent être produits par une excitation sensitive de la peau de la tête ou du corps. La voie trigéminale centrale oculogyre (colorée en vert) tire ses origines des noyaux de la V* paire (NVs), passe par les fibres arciformes de la calotte ponto-bulbaire et le faisceau longitudinal postérieur et s’y divise en fibres ascendantes et descendantes qui actionnent les noyaux oculo-moteurs (III* et VI" paires) et les noyaux céphalogyres (XI" paire et corne antérieure de la moelle cervicale (l’a). La voie sensitive centrale (colorée en noir) peut actionner les noyaux oculo-moteurs et céphalogyres par des libres qui, nées des cellules de la formation réticulée de la calotte bulbo ’ protubérantielle (cSB), montent et descendent dans le faisceau longitudinal postérieur ;
4" La voie visuelle oculogyre ou voie tecto-spinale (fts) (colorée en bleu) se détache du tubercule quadrijumeau antérieur, croise la ligne médiane au niveau de la décussation dorsale de la calotte de Meynert (xM), descend dans le faisceau prélongitudinal et abandonne des fibres terminales et collatérales au noyau de la III’ paire du côté homolatéral, au noyau de la VI" paire et aux noyaux céphalogyres (NXI, Ca) du côté opposé.
Elle est actionnée d’une paî t par la voie visuelle périphérique (nerf, chiasma, bandelette optique, xll et II, colorés en bleu foncé) et d’autre paî t par la voie visuelle centrale corticiluge (colorée en bleu clair) qui relie le centre visuel cortical de la scissure calcarine (vu par transparence en CV) au tubercule quadrijumeau antérieur; elle peut encore être incitée indirectement par la voie visuelle
Fig. 21-2.
centrale corticipètê, qui née des centres optiques primaires (Pul, Cge) s'irradie dans l’écorce calcal 'inc, en passantj'par le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl) et les couches sagittales du lobe occipito- temporal.
Une destruction de la voie cortico-oculogyre droite , par exemple, détermine une paralysie des systèmes oculo et céphalo-lévogyres, c’est-à-dire une déviation conjuguée delà tète et des yeux du côté croisé. I ne atteinte de la voie labyrinthique oculogyre gauche détermine également une paralysie du système oculo-lévogyre, par abolition des mouvements de latéralité du regard du côté direct, homo- Intérnl. Dans les deux cas le malade regarde à droite par suite de la prédominance des antagonistes.
BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur; U, la cochlée avec le ganglion spiral et la racine.ou branche cochléaire de la VIIIe paire; Ca, corne antérieure de la moelle épinière; Cge, corps genouillé externe; Cj, corps juvt.o restiformo; Cio (Iîm), couche interolivaire du bulbe contenant les fibres du ruban de lteil médian; Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne; CoN, contingent cortico-nucléaire de la voie pédonculaire; cop, commissure postérieure; Crst, corps resliforme; cSR, cellules de la formation réticulée; CSgt, couches sagittales du lobe occipito-temporal; CV, centre visuel de la face interne de l'hémisphère, vu par transparence; CI-H, première et deuxième paires cervicales; DC, centre de la déviation conjuguée de la tête et des yeux; D ext., muscle droit externe do l’œil; Il int., muscle droit interne de l’œil; Fa, circonvolution frontale ascendante; F,, Fs, F,, les trois premières circonvolutions frontales; fap, fibres arciformes postérieures et internes du bulbe; Flp, faisceau longitudinal postérieur; fis, fibres tecto-spinales; xVa, voie trigéminale secondaire ou centrale; GG, ganglion de Casser; GSc, ganglion de Scarpa; Mie, noyau de Bechterew: ND, noyau de Deiters; NVs, noyau sensitif du trijumeau; Nui, noyau du moteur oculaire commun (III paire); Nvi, noyau du moteur oculaire externe (VI* paire); N'VlIlc, noyau antérieur terminal de la branche cochléaire; NVIIIv, noyau triangulaire de la branche vestibulaire ; Nxi, noyau de la branche externe du spinal (trapèze et sterno-cléido-mastoïdien); Os, olive supérieure; l’i, l’e, lobule pariétal supérieur et inférieur; l’a, circonvolution pariétale ascendante; Pc, pli courbe; Pci, pédoncule cérébelleux inférieur; Pcm, pédoncule cérébelleux moyen; Pul, pulvinar; Qa, Qp, tubercules quadrijumeau antérieur et postérieur; II, scissure de Itolando; ItgBm, région du ruban de lteil médian; Itl, ruban de lteil latéral; Hm, ruban de lteil médian; SgR, substance gélatineuse de Itolando: SB, substance réticulée; SRg, substance réticulée grise; T,, Ta, Tv les trois circonvolutions temporales; Tr, corps trapézoïde ; V, nerf vestibulaire ; V,, Va, V3, les trois branches du trijumeau (ophtalmique, maxillaire supérieur et maxillaire inférieur); Vsd, racine descendante du trijumeau ; xM, entre-croisement de la calotte de Meynert ; xll, chiasma des nerfs optiques; III, nerf moteur oculaire commun i III* paire) ; VI, nerf moteur oculaire externe (VI* paire) ; Ville, branche cochléaire de la VIII* paire: Vlllv, branche vestibulaire de la VIII* paire; XI, nerf spinal.
lui devenant antérieure et se dirige vers la fossette latérale. Elle traverse le bulbe suivant une direction oblique en arrière et en dedans, et passe en avant du corps resliforme entre ce corps et la racine descendante du trijumeau. Arrivées au voisinage de l’angle latéral du IVe ventricule les libres qui la constituent bifurquent ou se coudent; les unes ascendantes se dirigent vers le plancher et la voûte du IVe ventricule, les autres descendantes se recourbent et forment la racine descendante ou inférieure du vestibulaire.
Les fibres ascendantes se terminent autour des cellules des trois noyaux placés le long du plancher et de l’angle latéral du IVe ventricule et qui sont de dedans en dehors : le noyau dorsal interne ou noyau triangulaire (NVIIIv), le noyau dorsal externe ou partie supérieure renflée du noyau de Deiters et le noyait de Bechterew (NBS), qui n'est en réalité qu’une dépendance du précédent. Le noyau triangulaire s’étend presque jusqu’au raphé, le noyau dorsal externe se place en avant, le noyau de Bechterew en arrière de l’angle latéral du IVe ventricule; quelques fibres, aumoins chez l'animal (André-Thomas) se terminent directement dans le noyau du toit du cervelet.
Les libres descendantes se groupent en un faisceau qui descend verticalement le long de la partie interne du noyau de Deiters (ND) cl l’accompagnent en s’effilant jusqu à son extrémité inférieure, c eslà-dire jusqu'au plan de la décussation sensitive du bulbe. Les fibres qui le constituent se recourbent à un moment donné pour devenir
horizontales, pénètrent dans la colonne grise et se terminent autour des cellules qui la constituent : cette racine et cette longue colonne grise sont donc comparables à la racine descendante du trijumeau et à son long noyau bulho-spinal.
Connexions centrales. - — luLe noyau dorsal interne, le noyau de Deiters et le noyau de Bechterew, au niveau desquels se terminent les libres de la racine vestibulaire entrent en rapport avec les noyaux centraux du cervelet, surtout avec le noyau du toit et le globulus, par I intermédiaire des libres semi-circulaires internes qui contournent la voûte du IV' ventricule, passant en dedans du corps dentelé et traversent le pédoncule cérébelleux supérieur. Elles concourent à former 1 appareil cérébellovestibvlaire. On sait que le noyau du toit se trouve en rapport surtout avec le verrais alors que le corps dentelé dépend de I écorce du lobe latéral du cervelet, « il en résulte qu'il doit exister entre le verrais et l’appareil vestibulaire des relations physiologiques de la plus haute importance ». (André-Thomas.)
2Ü Les cellules du noyau de Deiters, sur toute la hauteur de celle colonne grise précédemment décrite et qui descend jusqu’au plan de la décussation piniforrae, donnent naissance à une voie vestibulaire centrale oculogyre. Les fibres (h* cette voie entrent dans la constitution des libres arciformes internes et postérieures de la calotte ponto-bulbaire (fap, fîg. 2 12), se portent en dedans, vers la ligne médiane, traversent la formation réticulée, abandonnent des libres aux noyaux des deux nerfs de la VIe paire et abordent le faisceau longitudinal où elles se divisent en branches ascendantes et descendantes. Les libres ascendantes, surtout croisées, remontent jusqu’aux noyaux des nerfs de la IIIe paire; les fibres descendantes, surtout directes, gagnent la partie supérieure de la région cervicale de la moelle et se mettent en rapport avec les cellules motrices du noyau médullaire de la XIe paire et des centres rotateurs de la tète et du cou. Outre les fibres qui descendent dans le faisceau longitudinal postérieur, le noyau de Deiters est encore relié à la moelle cervicale par une voie vestibulaire céphalogyre qui descend dans la formation réticulée et dans la périphérie des cordons antéro-latéraux de la moelle. Les relations de l’appareil vestibulaire avec les noyaux oculogyres d’une part, les noyaux céphalogyres d’autre part, donnent l’explication des déviations des globes oculaires, du nystagmus, ainsi que des attitudes delà têteetducou dans les lésions de l’appareil vestibulaire.
5° Le trajet de la voie vestibulaire centrale qui provient des cellules du noyau dorsal interne et du noyau dorsal externe n’est pas encore élucidé. Il est probable qu’elle passe dans la formation réticulée et qu’elle s’adosse à la voie sensitive centrale.
Un examen spécial permet de faire le diagnostic de l’ataxie labyrinthique.
Examen de l’appareil vestibulaire. — Pour procéder à un examen systématique de l’appareil vestibulaire, il faut faire subir aux
malades les épreuves suivantes : épreuve de Roinberg; épreuves de Stein : épreuves du goniomètre (de Stein); épreuves du vertige provoqué; épreuves nystagmiques.
Epreuve de Romberg. — La conservation de l’équilibre est impossible chez un individu atteint d’une lésion de l'appareil vestibulaire, quand il se lient debout les pieds joints. Dans les formes moins graves, l’équilibre n’est rompu que si, dans la même position, le contrôle de la vue est supprimé par l’occlusion des paupières. La station sur un pied est difficile ou môme impossible : dans le cas de lésion unilatérale, la station sur la jambe correspondant au côté malade est ordinairement plus difficile que la station sur la jambe correspondant au côté sain. Cette épreuve n’a une valeur réelle que si le malade ne présente pas de troubles de la sensibilité périphérique.
Epreuves de Stein. — Dans l'otite labyrinthique de même que chez les cérébelleux, la station debout a lieu les pieds écartés, la base de sustentation est élargie, et il en est de même pendant la marche. La démarche est incertaine, le corps se portant alternativement trop à droite ou trop à gauche, les pas sont inégaux et irrégulièrement espacés. L’énergie musculaire est diminuée et la fatigue survient vite. L’ataxie est parfois très légère, et pour la mettre en lumière il faut, à l’exemple de Stein, faire marcher le malade à diverses allures, les yeux ouverts, les yeux fermés, le faire sauter sur un ou sur deux pieds, multiplier en quelque sorte les exercices du corps : ou peut ainsi surprendre quelque hésitation ou quelque incertitude dans l'équilibre.
Dans le même sens que les épreuves de Stein, les variations d’attitude céphalique contribuent à augmenter considérablement la déséquilibration. Les désordres apparaissent ou s'accentuent en effet si ou fait marcher le malade après avoir incliné sa tête sur l’épaule droite ou sur l’épaule gauche, ou après l’avoir mise en rotation, ou bien encore si on lui commande de regarder en haut.
Des troubles de l’équilibration moins prononcés, et en quelque sorte à l’état d’ébauche, ont été signalés chez les sourds-muets, principalement dans les conditions où il leur est nécessaire de faire un effort d’équilibre, soit dans la station sur un pied, soit dans l’acte de franchir un obstacle, passer par-dessus un arbre étendu sur le plancher, etc. (Kreidl.) Chez quelques-uns l’orientation dans l’eau est impossible et ils se noieraient si on les abandonnait. Cette observation est à rapprocher des expériences physiologiques : les animaux dont on a sectionné les deux nerfs acoustiques ont la même incapacité de se diriger et de s’orienter dans l’eau (Ewahl, André-Thomas), tandis que chez les animaux privés de cervelet, la nage est encore possible (Luciani, André- Thomas).
Epreuves du goniomètre de Stein. — Goltz, Ewald ont constaté que le pigeon privé de ses canaux semi-circulaires, n’est plus capable de réagir par des adaptations musculaires appropriées, si sa hase de sustentation est secouée ou déplacée. André-Thomas a fait des constatations analogues
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sur des chiens ayant préalablement subi la section bilatérale de la VIIIe paire : l’animal placé sur un plan mobile autour d’un axe horizontal, soit parallèlement, soit perpendiculairement à cet axe, et les veux bandés, ne réagit plus dans les mouvements d inclinaison lents ou brusques, contrairement à ce qui se passe ( liez des animaux sains. Suivant l’orientation de son corps par rapport à l'axe, il roule de côté ou il t'ait des culbutes en avant ou en arrière. Des phénomènes du même ordre se produisent quand on place 1 animal sur une planche à laquelle on imprime des mouvements de rétropulsion, de propulsion ou de latéropulsion.
Le goniomètre de Stein consiste en un plan incliné dont on peut faire varier l’inclinaison. Son emploi a pour but de mettre en évidence le même trouble, chez des individus atteints d’une lésion de l appareil vestibulaire. Lorsque le plan sur lequel ils reposent, les yeux bandés, s'incline, ils ne perçoivent pas, ou ils perçoivent trop tard les modifications survenues et ils se laissent choir. On a généralement peu recours à cette épreuve qui exige un appareil spécial, d'autant plus que les expériences suivantes donnent d’excellents renseignements.
L 'épreuve du vertige provoqué se fait sur un appareil tournant tel que le centrifugeur de Mach, la plate-forme de Stein, ou une chaise tournante quelconque. Lorsqu’un sujet normal, placé sur un de ces appareils, est soumis à un mouvement de rotation, il reconnaît tout d'abord le sens de rotation et, à l’arrêt, il perçoit un mouvement de rotation en sens inverse : c’est le vertige posl-rolaloirc. Chez les individus atteints d’une lésion de l’appareil vestibulaire. le vertige post-rotatoire disparaît, ainsi (j ne la perception des mouvements de rotation.
Épreuves ny s tag iniques. — Les excitations de l'appareil vestibulaire donnent lieu à des déplacements des globes oculaires, contre lesquels tout sujet sain réagit, d’où l’apparition du nystagmus. Au contraire, lorsque l'appareil vestibulaire est lésé, le nystagmus tend à disparaître.
Les excitations peuvent être d'origine mécanique, calorique, ou élec- I rique.
Ces épreuves sont basées sur la recherche du réflexe vestibulo-oculomoteur. A l'état normal l’excitation vestibulaire, née au niveau des ampoules des canaux semi-circulaires, provoque une contraction lente des muscles moteurs des yeux et le mouvement qui en résulte se fait dans une direction qui est déterminée par celle du courant lymphatique qui lui a donné naissance. Pour fixer les idées, supposons un déplacement vers l’ampoule du liquide endo-lymphalique contenu dans le canal semi-circulaire horizontal droit ; ce déplacement produit un mouvement lent des globes oculaires dans la même direction, c’est-à-dire vers la gauche, soit un nystagmus vestibulaire dit droit et inversement.
Le nystagmus se produit dans le plan du canal semi-circulaire sur l’ampoule duquel agit l'excitation expérimentale. C’est pourquoi le nystagmus est horizontal quand on emploie le fauteuil tournant et qu’au contraire il est rotatoire — action simultanée sur les canaux vertical
Dimkhiniî. — Sémiologie.