SCÈNE II NARAM-SIN. — OURKAM
NARAM-SIN
Tu t'appelles « l'idée », tu reflètes « la lumière incréée » ; qu'as-tu fait de plus que le prêtre, ô Mage, stérile orgueilleux ?
OURKAM
Il fallait séparer le destin de Sémiramis de la fortune assyrienne !
NARAM-SIN
Ce magnifique empire chancelle pour une ardeur de femme !
ÎOURKAMJ
On sauverait Ninive,
en séparant le corps de l'âme, la forme de l'idée.
Tramer contre les jours de l'immortelle reine!...
OURKAM L'art de mener les hommes ne se résume pas à contraindre l'instinct. En le favorisant aussi bien, on l'épuisé ! Sémiramis renonce le trône magnifique, qu'elle en descende, avec notre complicité savante.