Saint Luc
causte *, et s'en sert pour absoudre et consacrer : « Mets quelques gouttes de sang, dit Jéhovah, sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron et dé ses fils, et sur le pouce droit de leurs mains et de leurs pieds. » Après quoi, il ordonne encore d'arroser de sang lès vêtements d'Aaron et de ses fils *.
Mais le rite principal de l'hébraïsme résultait de la croyance que la chair de l'enfant sacrifié avait une vertu de purification souveraine. Le prêtre distribuait cette chair comme une hostie de grand pardon, et les Israélites durent, une fois par an, manger un morceau de la victime pour effacer, par cette communion, les péchés commis dans Tannée. Ce fut leur pessa'h, modifié plus tard par les réformateurs qui remplacèrent l'enfant par un agneau. La persistance des anciens usages chez quelques sectes, persistance souvent signalée, ne laisse aucun doute sur l'existence de ces coutumes.