‹ Sémites et AryensChapitre 60 sur 61 · LES ARYENS · texte numérisé non relu

LES ARYENS

Le dogme d'une condamnation éternelle est peut-être celui qui révolte le plus le sentiment de justice que la race aryenne a semé dans le monde. Si tant de catholiques ont abandonné leur croyance, c'est qu'elle menace de supplices qui ne finiront pas, et fait de la foi une épouvante. Mais de ces ruines s'élèvent les supplications de ceux qui doutent et voudraient croire. S'ils ont cessé d'admettre que le créateur puisse être perpétuellement irrité contre son œuvre, ils aspirent vers une doctrine qui les aide à vivre, permette d'espérer sans trembler, et procure une mort sereine.

Telle est celle de la race qui s'est fait du divin une idée toute différente de celle des Sémites. Le bouddhisme est presque inconnu en France, ou du moins on ne l'y connaît que défiguré par des personnifications sans nombre ; mais en le dégageant de toutes ces additions, il est facile de reconnaître que son dogme fondamental est la suppression de la douleur, c'est-à-dire la fin de la nécessité de vivre.

D'après cette religion, il n'y a pas de comdamnation sans espérance, mais des expiations temporaires. Nous ne naissons que pour mourir, et nous ne mourons que pour renaître. Ces existences se déduisent les unes is autres, et les incidents de la vie présente nt la récompense ou la punition d'actions compiles pendant une existence antérieure, mme ce qui se passera plus tard sera conséquence de notre manière de vivre tuelle. Le bonheur et le malheur que nous irouvons aujourd'hui résultent donc des innés ou mauvaises actions d'une vie pré-

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