AUTRICHE
tant (le peine à le reconnaitre, même dans la seconde assemblée du Reichsrath? On pourrait soutenir avec d'autant plus d'à propos, que les diètes locales, doivent être représentées dans le premier Conseil d'Autriche, que depuis 1873, ce ne sont plus elles qui élisent les députés, mais, leurs propres électeurs. Ainsi l'a voulu le parti allemand, à la suite d'une de ses victoires, pour essayer d'un des moyens d'unification imaginé par M. de Bismarck. Toutefois, le choix des diètes n'a pas été remplacé par une volonté populaire toute puissante.
Les allemands d'Autriche ont cherché à mêler des masses hétérogènes, non par la communauté des préoccupations politiques, mais, par la similitude des intérêts. Malgré la réforme qu'ils ont fait subir à la seconde chambre du Reichsrath^ il lui ont conservé la base que lui donna Schmerling, en faisant désigner les députés par la grande propriété foncière et féodale, les villes, l'industrie, les chambres de commerce et les communes.
Que dire de ce système sinon ce que nous avons déjà dit tant de fois des basses assemblées des Etats germaniques? C'est que l'Autriche, constitutionnellement parlant, n'a pas de seconde chambre. La prépondérance de l'aristocratie est donc assurée, non comme en Angleterre, avant le bill de 1832, parce qu'elle intervient dans le recrutement de l'assemblée inférieure, mais, parce que ce recrutement y est constitué de telle sorte, qu'il s'opérera difficilement contre elle et que nul n'ignore le rapport caché qui lie son conseil aux autres institutions de l'empire.