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SENAT RUSSE

carme. D'autres ne sont pas restés en retard sur les chambres populaires de la jeune Europe. Ils se sont occupés eux aussi des questions sociales. L'assurance contre Tincendie a été déclarée obligatoire. Le pauvre moujik s'est vu protégé contre les flammes qui sont un fléau permanent et détruisent, chaque année, un nombre àUzbas considérable.

Sûrement, parmi les moyens de grandir, les assemblées populaires de départements et de districts choisiront celui auquel on sera le plus loin de s'attendre, qui par là même provoquera le moins les méfiances du pouvoir impérial.

Déjà les zemtvos sont parvenus à se faire reconnaître le droit de délibérer sur un certain nombre de sujets, intéressant non une fraction, mais, la totalité du pays. Aujourd'hui ils ont acquis compétence sur un grand nombre de questions militaires : fournitures de la cavalerie et des équipages, armement du dernier banc de la milice, traitement des oflîciers et des majors, casernement, et d'une manière générale, a peu près tout ce qui concerne la mobilisation de l'armée.

Affaires importantes s'il en fut ! Elles ne doivent cependant pas faire oublier à celui qui étudie l'organisation linéamentaire de la Russie les paroles du Sivod, La vaste compilation faite par Spcranski, en 18t32, de tous les textes alors en vigueur, débute en ces termes : « L'empereur de toutes les Russies est un souverain autocrate et absolu. » L'unique volonté qui a tout accordé pourrait tout reprendre. Mais, aux czars qui se succèdent on pourrait dire comme M™' de Staël à Alexandre : « Sire, vous êtes une constitution. » Leur sagesse respectera le développement naturel de l'empire aux destinées duquel ils veillent. Tout au plus s'opposeraient-ils aux mesures trop hâtives qui pourraient le compromettre. La nomination du sénateur à vie, sauf

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révocation, était le seul système possible avec de pareils hommes. On suppose tellement forte l'autorité qu'il donne à l'autorité suprême que pour le retrouver dans un autre grand Etat il faut remonter jusqu'à la passagère constitution du 30 mai 1876, faite pour le grand Turc.

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