ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE LA SURDI-MUTITÉ
Les modifications pathologiques de l'oreille dans la surdi-mutité ne sont bien connues que depuis que la technique histologique moderne a permis de déceler les lésions microscopiques qui avaient échappé aux premiers chercheurs.
Le premier travail d'ensemble sur ce sujet est dû à Mygind qui, en 1889 puis en 1894, publia une étude complète sur la surdi-mutité. ve
En 1900, Saint-Hilaire, dans une monographie sur. la surdi-mutité, rassembla tous les cas connus à cette époque et en fit une étude détaillée.
En 1904, Siebenmann publia un travail sur l’anatomie et la pathogénie de la surdi-mutité et groupa les cas connus suivant leur étiologie.
Plus récemment, dans les Archives internationales de laryngologie et dotologie de 1909, Denker compléta le travail de Siebenmann, en y ajoutant les autopsies de sourds-muets publiées depuis 1904.
Les lésions de l'oreille décrites par ces auteurs sont extrêmement variées. Néanmoins, il est possible de grouper les cas connus d’après leur étiologie. C’est ce que fit Siebenmann et après lui Dénker.
Nous verrons que les lésions du labyrinthe décrites
et classées par ces auteurs permettent d'expliquer les troubles de l’équilibration expérimentalement constatés.
Une première division s'impose en surdi-mutité acquise el surdi-mutité congénitale.
Il n’est pas toujours facile de distinguer la surdimutité congénitale de la surdi-mutité acquise. Les renseignements fournis par les parents sont souvent incomplets ou inexacts.
Il est difficile de savoir, lorsqu'il n’y a pas de causes connues auxquelles on puisse rapporter la surdi-mutité constatée, si le sujet examiné a entendu ou non dans sa toute première enfance.
L'examen otologique est le plus souvent impuissant à fournir ce renseignement, quand l'affection causale a cessé d'évoluer.