‹ Sensation et eńergieChapitre 6 sur 35 · A/tco · texte numérisé non relu

A/tco

I ig. 3. Le dispositif expérimental de Kônig ^t Brodhun.

Par ce dispositif, ils obtiennent dans le plan focal de l’oculaiie deux disques qui empiètent l'un sur l’autre. L’intensité

l’expérience

de la partie commune étant prise égale à J, celle des deux disques est proportionnelle à J cos2a et J sin2a respectivement, a étant l’angle des spath.

On pose :

J — r- {- o r et /• = J cos2 a ; or = J sin2 «,

il vient

Montrons, d’abord, que les expériences de Ivônig et Brodhun ne peuvent s’interpoler par la loi de Fechner

(1) S = Klog(l + -V

Par définition, i -f- di correspondant àS-j-1, on a :

(2) S + l = Kl0g(l + '-±Ü);

d’où, en retranchant (1) de (2), on a :

z-fSi

Klog

d’où

e étant la hase des logarithmes népériens, et :

Posons ek — 1 = C ; l’équation précédente s’écrit :

Si l’on porte y en ordonnées et z en abscisses, cette équation

est celle d’une hyperbole équilatère ; elle doit représenter les expériences de Kônig et Brodhun. Il suffit de déterminer les

constantes. Pour C, on choisit z assez grand pour que ~ soit

négligeable devant 1.

En d’autres termes, on a :

C = lim — ; z

C étant déterminé, si la loi de Fechner modifiée est exacte, il faut que les différentes valeurs de a, obtenues en rempla-

çant z et y par leurs valeurs observées, soient identiques.

Cela n’est pas : d’après le calcul, ;jl grandit en même temps que z.

On a, d’après (3)

ai

et d’après (4)

c’est la valeur qui correspond à i— 10000.

Voici pour le blanc des valeurs de jjl correspondant aux valeurs de i :

l’expérience

Pour les couleurs, la figure 4 donne les écarts de C par rapport aux valeurs correspondantes dans le blanc chez les deux observateurs ; il est remarquable que la moyenne

Fig. 4. — Variations des lim j dans les couleurs par rapport aux lim .

dans le blanc.

des valeurs obtenues pour les différentes composantes est tiès voisine de la valeur trouvée pour le blanc, c’est-à-dire pour la lumière composée; c’est ce qui ressort du tableau suivant .

Valeur

Kônig

s de C Brodhun

Moyenne .

Blanc

La formule de Fechner n’étant pas vérifiée, nous avons donc cherché à interpoler par une nouvelle formule les expériences de Ivônig et Brodhun.

Pour cela, il fallait transformer les courbes de — =<f(z) en courbes z = 4(S).

Kônig et Brodhun ont donné le tableau suivant des intensités correspondant au minimum perceptible, S = l.

Konig

Brodhun

Blanc ....

Ils consignent pour les différents z une vingtaine de valeurs di °

de -j en fonction de z. Représentant, d’après ces nombres, di

en oïdonnées, z en abscisses, nous avons construit des courbes qui nous permettent, connaissant le minimum perceptible, de déterminer le nombre de S compris entre deux limites de z. On obtient de proche en proche les S„ en ajoutant à l’z qui correspond à S„i le di lu sur la courbe.

Nous donnerons seulement quelques valeurs du tableau pour le blanc.

di

di

l’expéiiience

di

La courbe 5 représente les expériences pour le blanc, d’après les moyennes des expériences de Kônig et Brodhun.- M. L. Bastien a trouvé pour cette courbe la formule :

(5) log i

qui donne les résultats suivants :

Fig. 5 — Courbe psychophys/que pour /e ô/anc r d'après Komq et Broahun ) i = B(s)

log h

d'après la formule

d’après la courbe

l’expérience

Si l’on prend pour ordonnées, au lieu de i, log i et si l’on transporte l’origine au point S — 320, i/ = 3,6, on a la figure 0 et l’équation devient :

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