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ROLE DU TABAC, DE L ALCOOL, ETC

glandes gastriques. Cette action dynamique s'étend sans doute aux organes de la digestion et peut reodre compte de l'action eupeptique. Ces remarques s'accordent parfaitement avec la théorie des peptogèncs de M. Schiff. Certains amers, considérés comme apéritifs, jouent souvent au contraire dans certains cas un rôle suspensif à cause de l'excitation trop grande qu'ils exercent, soit par eux-mêmes, soit par les substances qui leur sont associées (1). Si les excitants généraux ont pour effet de déterminer une exagération de la circulation périphérique et des sécrétions, et en particulier de la sécrétation gastrique, l'épuisement produit l'effet inverse : c'est ainsi que sous l'influence du surmenage cérébral on voit souvent survenir des troubles dyspeptiques.

Notons à ce propos que le tabac à fumer, qui aune action complexesur le goût et l'odorat, détermine uneaugmentation considérable de l'énergie, qui se traduit aussi bien sur l'intensité de l'effort que sur sa durée et sur la possibilité de sa répétition (fig. 29). J'ai constaté par plusieurs procédés, et chez plusieurs sujets, que la durée de l'effort soutenu non seulement des muscles de la vie de relation, mais encore d'un muscle peu habitué à obéir à la volonté, peut être plus que doublé sous l'in fluence du tabac à fumer (fig. 28). Dans certains cas particuliers l'effet est encore beaucoup plus intense. Les résultats très nets relatifs aux effets produits par ce genre d'excitation nous montrent que l'habitude de fumer, si elle est capable de déterminer des accidents ultérieurs, a au moins une utilité immédiate, en provoquant une

Fig 23. - «, contractions citez un sujet sain M. G.

sous l'inlluence de la fatigue ; o , changement de forme de la contraction sous l'influence du musc. (Le tracé se lit de droite à gauche.)

(DM. Brown-Séquard {Leçons sur les nerfs vaso-moteurs, trad. fr. 1877, p. 31) a vu des injections d'eau chaude dans le rectum d'un chien déterminer une sécrétion de suc gastrique.

excitation relativement considérable. Cette remarque

peut vraisemblablement s'appliquer aux autres habitudes analogues, de priser, do mâcher du tabac ou du bétel, de prendre des liqueurs fermentées, du thé, du café (4).

On pourrait dire peut-être d'une façon générale que le besoin de ces excitations sensorielles augmente à mesure que la race s'affaiblit ; et leur répétition amenant un épuisement proportionnel à L'excitation primitive dont ils provoquent la répétition contribue pour une large part à précipiter la dégénérescence.

D. Notre étude des sensations olfactives est moins avancée ; cependant nous avons pu établir une sorte d'échelle dynamogène des odeurs dans lesquelle le musc

parait occuper la place la plus élevée. Sans insister, nous dirons que chez des sujets normaux

on peut déceler cette influence des sensations olfactives

d'une façon très caractéristique (ftg. 2.5), non seulement

pour l'effort brusque, mais pour l'effort soutenu, etc.

Chez certains sujets les différences se montrent encore

plus nettement (flg. 21).

Fi?, 24. — Diverses tormes <!<■< contractions chez mu:

hystérique sous l'influence de différentes odeurs; ", acétate d'amj le; b, iodure de méthyle; c,musc; d, i>.; miate d'étbyle; e, œnanthylate d'étbyle. (Le tracé se lit de droite à gauche.)

(M Le temps «le réaction diminue sous t'influence du rafé (de Vintochgau el Dlelt) et de petite* quantités <i'alcool(Exner, de \ loti* clii-'au ot Dielt), de |>ctit<'8 dose* de tabM h fumer.

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