‹ Sensation et mouvementChapitre 25 sur 49 · RÉACTION CHEZ LES NÉVROPATHES · texte numérisé non relu

RÉACTION CHEZ LES NÉVROPATHES

mais très peu de sujets sont capables de la répéter : la statistique prouverait certainement qu'elle est fausse. Cependant je puis affirmer qu'elle est parfaitement exacte, je peux la reproduire sur moi à volonté. Un résultat, si exceptionnel qu'il soit, conserve toute sa valeur quand il est bien acquis. C'est justement pour cela que je me suis attaché de préférence aux faits caractériques qui donnent des résultats assez nets pour que l'erreur ne soit pas à redouter. Je n'ignore pas, je le répète, qu'on ne les retrouve pas sur le plus grand nombre des sujets ; mais il ne faut pas confondre les expériences négatives et les expériences contradictoires. Il me parait légitime d'appliquer à ces recherches sur la physiologie du système nerveux la méthode des nosographes qui consiste à décrire d'abord avec soin les cas grossiers qui mettent en lumière avec plus d'évidence les phénomènes qu'il s'agit de signaler à l'attention, et à réserver pour plus tard les cas frustes qui ne feraient que jeter du trouble dans la question. Aussi, après avoir présenté des considérations générales, basées sur des observations faites des sujets déjà choisis, n'entrerai-je dans le détail qu'en pi'océdant par observations individuelles. Que ces observations aient trait à des sujets anormaux, je veux bien le concéder ; mais les anomalies ne doivent pas plus être dédaignées en physiologie qu'en anatomie, où elles sont d'un grand secours pour l'étude du développement et de l'évolution.

D'ailleurs, s'il est certain que les névropathes sont des sujets préférables pour ces expériences, il n'est pas nécessaire d'être officiellement nerveux pour être capable de présenter des phénomènes fort nets. Si, au lieu de se servir du dynamomètre, on se sert d'un dynamographe pour inscrire les pressions manuelles, exécutées soit à l'état normal, soit sous l'influence de certaines excitations, on peut constater avec plus d'évidence encore des différences marquées chez des sujets réputés normaux.

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