LE PLAISIR ET LA DOULEUR. — NÉCESSITÉ DE LA RÉACTION
Nous avons déjà signalé que, à propos des excitations auditives, les sensations pénibles s'accompagnaient d'une dépression de l'énergie, tandis que les sensations agréables coïncidaient, au contraire, avec une exagération. L'étude d'un grand nombre d'ballucinations provoquées avait déterminé des effets analogues. Et nous pouvons ajouter que, sous l'influence des émotions agréables ou pénibles provoquées par tout autre procédé, on observe les mêmes variations dynamométriques. Lorsqu'un sujet est soumis au phénomène décrit ailleurs sous le nom de polarisation psychique (1), et qui consiste en une sorte d'inversion de l'état psychique sous l'influence d'une excitation externe, l'état dynamique change avec l'état émotif. Réciproquement, il est bien manifeste que les couleurs, les odeurs, etr., qui déterminent les effets dynamogéneslesplus intenses, sont en général agréables.
Nous avions conclu de ces remarques que la sensation agréable ou désagréable était constituée par une r ration ou une diminution de l'énergie] otentielle. Certains faits cependant, relatifs à des sensations manifestement pénibles, semblaient contredire cette règle. L'étude de quelques sensations olfactives en particulier nous permettra, je pense, de rétablir l'accord entre toutes les expériences.
M. le docteur G., qui esl très sensible à l'action dea
(I) A. Dinct et Ch. Kcré, la Polarisation psychique \ Rmu philoSO* phiqus, avril 188b. Je Mi animai [Bibl. scient, intern., 1881 .