HENRIETTE-MARIE DE FRANGE
lesquelles on a tué un Roi sont frappées de la mort qu’elles ont laissé donner, et tôt ou tard elles meurent' de leur régicide. Henriette-Marie, les’ Stuarts
rétablis, n’avait plusrienà faire dans ce monde. Elle
entra chez les Dames religieuses de-Ghaillot, et c’est là qu’elle vécut peu de temps, veuve inconsolée, attendant dans les œuvres de Dieu la mort qui vint bientôt, et Bossuet qui vint après elle. M. le comte de Bâillon a écrit sa vie avec la simplicité d’un chroniqueur, et c’est même d’un très grand bon goût que cette simplicité, en parlant d’une créature de ce sublime... Mais leslettres en disent plus que l’histoire, et ce n’est pas M. de Bâillon qui les a retrouvées. Elles l’ont été par une femme, M” E. Green, au British Muséum. Encore une fois, voilà la vraie histoire d’Henriette-Marie : ses lettres. Tout sera de trop désormais à qui parlera d’elle. MaisaprèsBossuet, et surtout après elle, qui oserait?
LE CARDINAL DE RETZ '
C’est un de ces livres qui posent un homme et qui l’imposent. Entré dans la publicité, je crois, par la Beviie des Deux-Mondes , — une bonne porte, malgré ses portiers, — couronné par l’Académie, qui n’a pas toujours à viser des têtes comme la sienne pour y faire tomber ses couronnes, M. Ghantelauze est, par le talent, au-dessus de ces deux fortunes. Il les a eues comme s’il était médiocre, et il faut l’en féliciter... Grâce à elles, il n’attendra plus son heure, — cette heure pour le talent toujours lente à venir I En France plus qu’ailleurs, pays d’égoïsme frivole, le talent a besoin d’être recommandé pour -être aperçu. Il faut que les Jourdains de la protection bête lui disent toujours un peu : « Mettez-vous là, mon gendre, et dînez