‹ Sensations d'histoireChapitre 30 sur 37 · ÂS · texte numérisé non relu

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UNE HISTOIRE SANS HISTOIRE

En fait de nouveautés, voici un livre déjà ancien I Il est de l’année 500 et quelques, mais la traduction a plus de quarante ans. Rien de plus récent, comme vous voyez. C’est le Grégoire de Tours, allongé du cinquième livre, très court, de Frédégaire. Cette traduction, dit la couverture, a été revue, non par Guizot, ne vous y trompez pas! mais par M. Alfred Jacobs. Entièrement revue, oui, mais je présume qu’elle n’a pas été corrigée... M. Jacobs n’aurait pas osé.

Ancien élève de l’Ecole des Chartes, à qui, dans une introduction, Guizot donne une boule blanche avec cet air de professeur qui ne l’a jamais quitté, M. Al-

Grégoire de Tours et Frédégaire. Traduction de Guizot, revue par M. Alfred Jacobs.

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fred Jacobs n’aurait pas osé porter d’irrespectueuses corrections sur le travail de l’homme qui, en France, chez les écoliers, représente l’Histoire, comme Cousin, son contemporain, représente la Philosophie. Il s’est contenté de passer légèrement le plumeau, comme un garçon adroit qui fait un salon, sur les phrases de Guizot, — lesquelles ne sont pas des cristaux, n’ayez pas peur! — et de les épousseter avec précaution; puis, pour sa peine, Guizot lui a délivré, du Yal-Richer, un certificat de capacité historique rédigé avec cette grâce qui n’est pas tout à fait celle du Prince de Ligne. — Momieiire le maire est-il content? comme dit Bilboquet. Il est content, et M. Jacobs a dû être heureux.

Du reste, le coup de plumeau que M. Alfred Jacobs s’est permis de lui-même, n’ayant pas été pris pour cela par Guizot, qui ne croit point qu’aucune poussière ose jamais tomber sur son vieux meuble gris, où, d’ailleurs, on ne la verrait pas; ce tremblant coup de plumeau n’a pas été aussi désintéressé ({u’on pouvait le croire. Il a été deux fois adroit. Il s’agissait pour M. Jacobs de vivoter dans la splendeur officielle de Guizot, et de placer au bas de sa traduction très connue de petites notes géographiques et philologiques très importantes, à ce qu’il paraît, et qui pouvaient rester inconnues. Je ne les comparerai pas — moi qui ai peu le flair de ces choses — aux crottes de l’escarbot sur la robe de Jupiter, d’autant

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que le Jupin (convenu) de l’Histoire a Lien voulu les laisser sur la sienne, et s’en faire presque un orne- > ment I

Et même, ce n’est pas tout ; ce n’est pas tout peutêtre que cette part consentie et passive, — cette part de bon prince de Guizot dans les travaux de M. Jacobs. Qui sait? Il y a peut-être plus. On trouve à la tête du Grégoire de Tours publié aujourd’hui une préface dans laquelle l’historien des Mérovingiens, qui n’était pas doctrinaire, est jugé par Guizot avec la hauteur qui convient de la part du chef de la Doctrine, cette grande chose due à la plus puissante des civilisations. Or cette préface a-t-elle été publiée autrefois dans la collection des Mémoires relatifs à Vhistoire de France depuis la fondation de la Monarchie jusqu'au treizième siècle, ou a-t-elle été écrite pour les besoins de la traduction époussetée? Point de fait, que je n’ai pas éclairci.

Guizot n’est pas de ces esprits vulgairement vivants qui renouvellent leur magasin d’idées (il n’en a point un magasin) ou qui changent leur manière, et,comme les grands artistes, en vieillissant l’exaspèrent. Littérairement (je ne parle point politique), littérairement, le Guizot de la dernière heure était trop identiquement le Guizot d’autrefois pour que je puisse dire de deux choses qu’il a écrites : Ceci est d’hier et tout frais! car il n’y a pas de fraîcheur chez Guizot. Il n’a jamais eu la beauté du diable. Tout, chez lui, est

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du même ton, et ce n’est pas celui du Corrège! Guizot a la couleur immuable de la momie éternelle. Yoilà sa supériorité.

■ La préface actuelle sur Grégoire de Tours est de tous les temps et de tous les lieux dans la vie de Guizot. C’est toujours cette façon suprême où l’idée rare, ou incertaine, ou commune, se retire sur le rogue de la formule. Délicieuse combinaison! C’est toujours cette injure de tradition et de rhétorique sur le compte de ces époques ignorantes, superstitieuses et barbares^ et la même fatuité de moderne qui se préfère à ces époques, où la vie, cette chose inférieure pour Guizot, du moins existait! C’est toujours, enfin, ce pédantisme hypocrite de modération, qui ne trouve pas de plus bel éloge à nous faire de Grégoire de Tours que de nous dire qu’il fut modéré... pour son temps. Certes, il ne s’en serait guère douté, l’impassible historien qui nous a écrit son histoire sans s’étonner des spectacles à outrance qu’il avait sous les yeux, et sans se permettre une seule fois, quoiqu’il fût évêque, et un saint évêque ! de nous faire la leçon comme l’aurait faite le professeur Guizot.

Telle est cette préface, qu’il appelle aussi une notice et dans laquelle vous trouvez, pour tout renseignement biographique, que Grégoire de Tours était « petit et « faible ». Il était comme sa notice, le pauvrehomme! A la prendre pour ce qu’elle est et tout considéré cependant, ce qui pourrait nous faire croire que cette

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préface est une libéralité de Guizot vis-à-vis de M. Jacobs, c’est qu’elle est si courte... Il n’y a qu’un homme arrivé qui puisse croire donner tant en donnant si peu. Il n’y a aussi qu’un homme très fatigué, excepté de lui-même, qui jette de telles rognures de ses anciens papiers au vent de la publicité!

C’était là pourtant, en effet, un intéressant et beau sujet de notice que ce Grégoire de Tours, qui a mis naïvement, et sans aucune des insupportables prétentions modernes, sespropresMémoires dans sonhistoire, comme c’est une fière histoire que la sienne, non pas seulement pour la traduire comme un traducteur mot à mot et l’expliquer comme un socialiste, mais encore pour la transfigurer ! Je ne méprise pas les traducteurs mot à mot, et même ce sont les seuls que j’estime. Je ne méprise pas les scoliastes, non plus. Ce sont les dégrossisseurs de mistoire. Mais ce ne sont pas là les historiens, et j’aurais voulu surtout un historien reprenant en sous-œuvre ce Grégoire de Tours, et l’élevant à toute la puissance dont il a, en lui, la racine. — Je vais m’expliquer.

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L’histoire des Mérovingiens n’a jamais été faite, même par ceux qui l’ont vue, et pour ceux-là, comme Grégoire de Tours et Frédégaire, je dirai pourquoi. Ce n’est pas là une histoire à profondeurs ingénieuses ou à réflexions retorses, qui demande qu’on creuse, dans les événements, les hommes et leurs desseins, et qu’on fasse voir clair dans ces clairs-obscurs, souvent si obscurs. C’est une histoire très simple, extérieure, violente, terrible, toute en repoussés vigoureux; une histoire bien plus à peindre qu’à écrire... Or, pour * peindre, il faut des comparaisons et de la perspective, et des chroniqueurs comme Grégoire de Tours n’avaient pas assez comparé et avaient le visage trop près des hommes et des choses de leur temps, pour les bien voir et les bien rendre... Leurs Chroniques ne sont pas des tableaux : ce sont, tout au plus, des palettes... des palette, s sur lesquelles le pinceau moderne, car la peinture est moderne en histoire, peut s’abattre et se gorger de couleurs, magnifiques d’énergie !...

Eh bien, ce sont ces utiles palettes que la Chronique tend à l’Histoire, qu’aucun historien sachant son métier de peintre et placé à la distance qu’il faut pour que les hommes et les choses aient leur perspective dans le passé et leur contraste dans le présent, — ce sont ces palettes qu’aucun des Pittoresques de ce temps n’a saisies pour leur demander leurs couleurs, pas même Thierry l’aveugle, et si aveuglément vanté !

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Prendre donc Grégoire de Tours et Frédégaire, ces seuls historiens que nous ayons des temps mérovingiens, et peindre d’après eux, avec le faire moderne et les accroissements d’art qui nous sont venus, cette société effroyablement grandiose, qui n’épouvante que les faibles imaginations de son éloquente barbarie, voilà ce que j’aurais attendu d’un homme qui aurait eu le sens poétique de l’histoire ! Yoilà ce qui m’eût paru plus intéressant que de brosser respectueusement une vieille traduction, ou, metteur de mots à couver, de leur faire pondre des analogies.

Il y a, en effet, dans ce Grégoire de Tours, toisé si sèchement par Guizot dans sa préface à la tête du livre de M. Jacobs, les éléments à dégager d’une histoire superbe et vierge encore... Mais, pour l’écrire, il faut la peindre, et pour la peindre, il faut plus qu’un savant dépaysé par la rareté des renseignements et des sources, ou un philosophe qui préfère son petit état social à toutes choses. Il faut, ce qui est infiniment rare dans les diverses capacités qui constituent la Vocation historique, le sens divinateur et poétique de l’Histoire qu’avait Shakespeare et qu’aurait eu Walter Scott, si, au lieu d’être un inventeur romanesque, il avait été tout simplement un historien !

Malheureusement, ces sortes d’historiens-là ne se confectionnent pas dans les Écoles des Chartes, où l’on apprend — c’est très bien ! — à déchiffrer des textes et à regarder sous les mots avec le microscope

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de la philologie. Mais telle est justement la raison qui fait que notre fille est muette et que nous n’avons pas d’histoire de la Première Race, sur lequel sujet d’histoire messieurs les savants n’ont plus la barre qu’ils ont sur les autres sujets historiques, puisqu’ils manquent de parchemin. L’histoire de la première race n’appartient donc pas à la science. Elle appartient au génie. Elle ne pourra être bien faite que par un homme qui a le sentiment de la grandeur des temps barbares, — car ils ont une grandeur à eux ! — que nos préjugés nous font traiter avec une indulgence insultante, quand nous n’osons pas le mépris. Mais le sentiment de la grandeur des temps barbares, qui implique le génie, doit être encore plus rare que le génie, tel (^u’on le trouve du moins dans les sociétés en décadence et tel que l’ont fait de lâches et pédantes civilisations.

C’est etlèctivement une époque immense que ces temps barbares (le mot ne me fait pas trembler), et l'on a un peu trop vite et un peu trop facilement fini avec eux quand on leur a appliqué, comme le moderne Guizot, ce mot, si faux sous son apparente justesse, de « long et sombre chaos », pour dispenser de les éclairer et de les peindre, attendu qu’on ne saurait éclairer ni peindre un chaos. Si on éclairait un chaos, seulement d’une goutte de lumière, il ne le serait déjà plusl D’ailleurs, appeler « chaos » ce moment superbe où une nation commence de se faire au grand soleil de

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Dieu, et où, pour les premières fois, elle agite les puissantes articulations de son animalité, c’est confondre deux temps dans l’humanité, qui a ses mystères de gestation et d’enfantement comme la femme, et affirmer, contre les histoires qu’on traduit, que les temps mérovingiens ne sont pas des temps historiques I Si les Francs étaient nés, ils n’étaient donc pas dans le chaos, quoiqu’ils se tordissent dans les langes de leurs berceaux et s’y battissent comme des Hercules, plus durs à tuer que des serpents I et s’ils n’étaient pas dans le chaos, vous êtes tenu de montrer leur vie et même de la comprendre, si différente qu’elle soit de votre manière actuelle d’exister.

Je l’ai dit plus haut : le caractère de ces premières races, auquel on préfère les sénilités de la sienne, est une grandeur, et — qu’on me passe le pléonasme — une grandeur si grande qu’elle va jusqu’à l’énormité toujours, et qu’elle est difforme de son énormité quelquefois. Tout est grand, et plus que grand, dans ce monde inouï, étrange, gigantesque : les passions, les cupidités, les vertus, les supplices, les fléaux, — • même les maladies ! même les comètes ! Lisez seulement la description des comètes dans Grégoire de Tours, ce naïf prêtre qui n’a pas certainement assez d’imagination pour mentir.

Dans ce monde hors de proportion avec le monde qui a suivi, dans ce monde qui rappelle la Bible en ses pages les plus colossales et les plus effrayantes,

rieiir d’intermédiaire. De partout, des scélérats complets ou des saints complets, des hommes sublimes ou monstrueux! On a cité, au point d’en faire un lieu commun, le mot de Gibbon, « que la monarchie des Francs avait été faite parles évêques » ; mais on a oublié de dire que tous ces évêques étaient des saints. Je ne voudrais pas me perdre dans ce torrent de noms entassés en cette Chronique de Grégoire de Tours, qui ne comprend que si peu d’années, mais faites-en le relevé, vous serez aveuglé d’auréoles ! Or, entre des saints qui font des miracles (encore s’ils n’en faisaient pas !) et des scélérats qui font des crimes, lesquels sont aussi, à leur affreuse façon, des miracles d’énergie, que voulez-vous que devienne la philosophie des professeurs ou des écoliers d’histoire, qui préfèrent, de leur propre aveu, le crépuscule de la civilisation romaine à l’aurore barbare qui se lève sur le monde, et qui trouvent Grégoire de Tours (page 170 du deuxième volume) supérieur à Frédégaire, de cela seul qu’un peu delà rhétorique des Anciens lui a barbouillé la cervelle I

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Certes! oui, Grégoire de Tours est supérieur à Frédégaire, dans son histoire, mais c’est pour une tout autre raison, et que M. Jacobs n’a pas aperçue. Ce n’est pas pour une raison littéraire, ce n’est pas même pour une raison tirée de son histoire, mais pour une raison au-dessus. Grégoire de Tours est supérieur à Frédégaire parce qu’il est évêque, parce qu’il est théologien. Yoilà son mérite et sa nette supériorité.

A chaque page, en effet, à chaque ligne de cette Chronique deux fois barbare, et par les barbaries et par les barbarismes, l’évêque tout à coup se lève, le théologien intervient ! Un évêque tout aussi évêque que Bossuet lui-même, car il n’y a pas deux manières d’être évêque dans l’Eglise catholique, et Grégoire de Tours l’est absolument et incessamment, dans tous les actes de sa vie et de sa pensée, préoccupé, comme tout évêque de la chrétienté, de la grande question relU gieuse de son temps, — qui, du sien^étaitla question de la Trinité, remuée alors, pour la troubler, par l’Arianisme. C’est l’évêque, toujours retrouvé au fond de l’historien en Grégoire de Tours, qui lui inspire, comme à Bossuet, l’idée d’une histoire universelle, qu’il ne réalise pas, il est vrai, comme Bossuet, mais

qu'il n’en date pas moins hardiment du premier jour du monde ; anneau divin qu’il entrevoit et dont il sent la force, et auquel il essaie de rattacher et de suspendre la Chronique de son temps, pan de draperie ensanglantée ! Enfin, c’est encore l’évêque qui, dans son livre, ouvre ses histoires par le symbole de Nicée, avec la sublime naïveté d’une tête croyante et la majesté d’un Apôtre. Qui sait même si, sans ses omniprésents devoirs d’évêque, sans l’Arianisme toujours debout, toujours armé contre l’Église, il aurait écrit ses Chroniques? Toujours est-il que les seuls points enflammés et développés dans ces histoires sont les points où il le combat.

Partout ailleurs, il n’est plus, comme Frédégaire, qu’un chroniqueur impassible. Blasé par ce qu’il en voyait, il est très peu étonné des passions et des crimes de son siècle. Prêtre cependant, et par cela d’une charité plus grande que celle de tout autre chrétien, il a . presque autant de sang-froid que Machiavel, ce bronze vert-de-grisé, dans son histoire de Florence. Mais les Superficiels s’y trompent seuls. C’est que la charité du prêtre est étouffée, dévorée en lui par la grande préoccupation de l’évêque, ce gardien vigilant de l’orthodoxie, qui ne voit qu’un crime au milieu de tous les autres crimes, — le crime contre la pureté de la foi !

Et voilà ce qu’il ne faut jamais perdre de vue quand on juge Grégoire de Tours et son siècle : c’est exclusivement un évêque, mais, dans ce siècle sur-

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tout, qu’est-ce qu’un homme pouvait être de mieux?... En gardant la foi, en ne voyant que la foi, en oubliant tout ce qui n’était pas l’intérêt de la foi, il faisait la seule chose qu’il y eût à faire dans ce temps d’animalité furibonde où les hommes, — ces Forces, tant ils étaient forts ! n’avaient de mœurs que quand la Foi les avait touchés de sa foudre. Je l’ai dit déjà : rien d’intermédiaire dans ce temps effréné. L’animalité débordait tellement en ces races neuves, sur lesquelles il y aurait,par parenthèse, à faire une belle étude du péché originel, que celui qui n’ était pas saint était immanquablement scélérat. La Foi donc, qui créait les Saints, était l’apprivoisement, l’éducation, la moralité, la vie sociale, l’avenir du monde, et, pour ceux-là que ce mot enchante, c’était la civilisation !

Guizot, qui a écrit une Histoire de la civilisation, aurait dû être plus reconnaissant ou plus juste pour Grégoire de Tours, et lui épargner le mot de superstition qu’il lui jette, en passant, comme il a] jeté aux temps mérovingiens le chaos ! Il est vrai que c’est en passant. Injure oblique, dont il n’a pas l’aplomb, et qui explique mieux encore la brièveté de sa préface que l’amour-propre de parvenu qui l’a détachée peutêtre d’ailleurs, pour en orner, comme d’un bienfait, le livre de M. Jacobs. Eh bien, je n’aime pas cette injure oblique... « Je n’estime plus les lions depuis qu’on m’a « dit qu’ils avaient le regard oblique », disait Joubert.

Mais le regard oblique sans être un lion ?...

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