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NAPOLÉON
Je suis de ceux qui aiment les esquisses, — qui les aiment pour d’autres raisons, mais presque autant que des tableaux. L’esquisse, le premier jet d’une œuvre qui sort de la pensée, est dans les créations de l’esprit ce qu’est l’enfance dans l’organisation humaine. Or, l’enfant^ cet homme ébauché, a des grâces que l’homme perd toujours, quand il deviendrait beau comme un Dieu... Une esquisse de Rubens, par exemple, ne semble-t-elle pas nous rapprocher du secret de son génie, tandis que le tableau fini nous en éloigne de toute la puissance et l’éclat de son accomplissement? Je n’ai donc pas été très contrarié de savoir que cette Vie de Napoléon par Stendhal n’était qu’un fragment, ou, pour parler plus exactement, des« frag-