‹ Sentences de M. Terentius VarronChapitre 3 sur 54 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LES SENTBNCBS DE VAHBON.

Valeur philosophique et authenticité de ces sentences.

Jetons maintenant un coup d'oeil général sur ce recueil de sentences. Quelles sont les idées qui y dominent?

« Nous valons moins , dit Tauteur, par la variété de nos souvenirs que par nos propres réflexions; recevoir des leçons, c'est dépendre d'autrui; accepter des opinions, c'est rendre hommage à ceux de qui nous les tenons ;*mettre à profit les travaux des autres, c'est chose utile sans doute ; mais quel mérite à recueillir un héritage que nous ne savons point améliorer? Ce qui honore, c'est de ne relever que de soi-même.

» La foi en autrui n'est pas la science; car il n'y a de vraie connaissance que celle qu'on puise en son propre fonds, et la science ne se commu-

Mais je n'ai cité les ouvrages de la troisième catégorie que lorsqu'il y avait quelque intérêt à le faire ; c'est assez de savoir qu'ils ne donnent aucune des sentences omises par Vincent de Beauvais; tenir compte de toutes leurs leçons, c'était grossir inutilement et embarrasser nos variantes.

J'ai joint au texte des notes explicatives; les mêmes idées se présentant plusieurs fois dans ce recueil, il est indispensable de rapprocUer ces sentences entre elles; d'autre part, pour en établir à la fois et l'authenticité et le sens, il faut les comparer aux ouvrages et aux fragments de Varron et rappeler les opinions de l'école à laquelle il appartient, particulièrement celles de Sénèque.

Enfin j'ai accompagné le texte d'une traduction. Plusieurs sentences de Varron ont été publiées en français dans le Mirouër historicd d'après Vincent de Beauvais (Lyon, 14.79; Paris, 1495), dans la Mer des Hystoires (Paris, 14.88) et dans la traduction du livre de Jacques de Cessoles par Jehan de Vignay (Paris, 1504). M. Labitte, en rendant compte dans la Revue des Deux Mondes (août 1845) des publications de MM. CEhler et Devit, y traduisit vingt-sept pensées, et l'on doit à M. Caron une traduction complète de ces sentences publiée dans les Mémoires de V Académie d^Arras (1855),

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