CHAPITRE TROISIÈME
Témoignage non suspect de M. Thiers. — Bonaparte à répoque du Consulat. — Religieux par tentpéraiBêBt. -^ Sn 4HlcaislWMr avec les satanttf incridiiMs* •^ Ni pratestântj ni acbismatlqueé -^ Il veut lé Ptpe^ le Trai Pape* — Nombreuses anecdotes : Balayes cette canaille; le son des cloches; le blessé russe; le matelot anglais; la bulle d'etcoilltnufiication^ eit.
Id se trouvaient/ en eflbt^ d'asêez nombreuses citations empruntées aux auteurs indiques , et qa*on a cru devoir retrancher à cause de leur longueur et du peu d*intërét qfu'ellei parais* salent offrir en général à la plupart des lecteurSé Puis^ M. de Beauteme lui-même nous a^afli avertis que le Mémottalf ptf eitemple^ contenait à la fois le pour et le êoulre, on s^étonnaH qu'il cherchât à s*appufér, fftt^se indirectement^ d'une
autorité qui semblait suspecte, et à bon droit. Car^ en consultant les écrits originaux, des fragments cités, rapprochés de ce qui les précède ou les suit, nous ne pomions précisément tirer la même conclusion que le Chevalier, trop préoccupé sans doute, en les lisant, de sa thèse. Ifois, dans ces écrits, Findifférence ou le scepticisme art-il toujours bien fidèlement interprété la pensée de TEmpereur? Il est permis d'en douter! Au reste, sur ce point, la discussion semble superflue en présence de témoignages contraires si affirmatifs, et surtout des actes les plus solennels, comme celui de la mort toute chrétienne de l'Empereur.
Pour en revenir aux retranchements en question, nous nous en sommes fait d'autant moins scrupule, que nous trouvions à les remplacer avec avantage par d'autres documents plus concluants, et en même temps plus intéressants pour les lecteurs. Voici ce que M. Thiers, un écrivain éminent, mais qui n'est pas suspect de trop abonder dans notre sens, dit du général Boniqtarte, à l'époque du consulat :
«... La constitution morale du général Bonaparte le portait aux idées religieuses. Une intelligence supérieure est saisie, à proportion de sa
supériorité même^ des beautés de la a*éation. C'est rintelligence qui découvre rintdligencé dans Tunivers, et un grand esprit est plus capable qu'un petit de voir Dieu à travers ses œuvres (pourvu bien entendu que les passions n'y m^*tent pas obstacle). Le général Bonaparte contreversait volontiers sur les questions philosophiques et religieuses avec Monge^ Le^ange^ La-^ place ; 'savants illustres qu'il , honorait et qu'il aimait^ et les embarrassait souvent dans leur incrédulité par la netteté et la vigueur originale de ses arguments. A cela^ il faut ajouter encore que , nourri dans un pays religieux sous les yeux d'une mère pieuse^ la vue du vieil autel catholique éveillait chez lui les souvenirs de l'enfance^ toujours si puissants sur une imagination sensible et grande. »
«... Un jour Bonaparte disait à Monge^ celui des savants de l'époque qu'il ainaait le plus :
a Tenez^ ma religion^ à moi^ est bien simple; je regarde cet univers si vaste, si compliqué, si magnifique, et je me dis qu'il ne peut êti*e le produit du hasard, mais l'œuvre quelconque d'un être inconnu, tout-puissant, supérieur à l'homme autant que l'univers est supérieur à nos plus belles machines. »
16 SENTIMfiAT 0£ SkPOJÀatf
Ciiom d'autres passages. Plus que personne^ M* Thlers a eu eaite les imains^ par sa position, las documents originaux , et pour les paroles surtout de Bonaparte qu'il reproduit, il a pu consulter les proeès-verbaUx officiels, ou de fi'* dèles mémoires* Or^ à propos du concordat, par exemple > quel plaisir d'enregistrer dés paroles comme celles^i :
« Quant à la pensée de créer une église fhtnçaise indépendante, à la façon de l'église an^ glicane, il la trouvait aussi vaine que digne de mé{Mris. Gomment! lui, homme d'épée, se ferait chef d'église^ espèce de pape, réglant la discipline et le dogme ! Mais on voulait donc le rendre aussi odieu^K que Robespierre, l'inventeur du culte de l^Être suprême, ôu aussi ridicule que Lareveillère - Lépeaux , l'inventeur de la Théophilantrophie.? »
a ..* Quant à Tidée de pousser la France au protestantisme, elle paraissait au Premier Consul plus que ridicule, elle lui semblait odieuse. En outre, il n'y réussirait pas davantage.... Le mouvement des esprits portait vers le rétablis^ sèment de toutes les choses essentielles dans une société ! la Religion était la première. « le suis bien puissant aujourd'hui, disait -il, eh
Sun LU GËRirriANliilË. 47
bien I gi jd VMIlais «hâfigir là tieilld rellgidn de la Frftiii», illê ftd dresserait contre moi , et me vaincrait, t
Admirable! ti*egt-ce pas? Mais Toid qtii Test datantâge encore :
«...Oui 5 sans doute ^ disait le Premier Gda** sttl^ il me ftiut un Pape^ mais il me font un Pape qui rapproche au lieu de diYis^> qui ré^ concilie les esprits , les réunisse ^ les donne au gotivemement sorti de la RëtolntiOn^ pdur i^ik de la protection quHl en aura obtenue. Et pour cela^ il me faut le vrai Pape^ catholique^ aposteliqûe et romain, celui qui siège au Vatican* i»
«...L*examen en faitde science, disaiHl etieotef la toi en matiàn» de religion^ Toilà le yrai^ Vutile* L'tnsiitdtion qui mainUent r unité de la foi^ c'est*. à-diiB le Pape gardien de Vunitë catholique^ est une institution admirable< On reproche à ce chef d'être un sotiverain étranger. €e chef est étim^ ger, en effets et il l^ut en remerder te ciel. Quoi, dans le même pays, se i)gure4-on une autorité pareille à eôté du gouiremefiient de VÈ'* tat? Réunie au goutemement, cette autorité de^ Tiendrait le deqtotisme des sultans; séparée» hostile peut-^e, elle produirait une rivalité attreuse, intolénMe« Le Pape est hors de Paris^
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et cela est bien; il n*est ni à Madrid^ ni à Vienne^ et c^est pourquoi nous supportons son autorité spirituelle. A Vienne^ à Madrid^ on est fondé à en dire autant.... On est donc trop heureux qull réside hors de chez soi^ et qu'en résidant hors de chez soi, il ne réside pas. chez des riyaux^ qull habite dans cette vieille Rome, loin de la main des empereurs d'Allânagne, loin de celles des rois de France ou d'Espagne, tenant la balance entre ces souverains catholiques.... Ce sont les siècles qui ont fait cela, et ils ont bien fait I» «
Quel magnifique h(»nms^e rendu à la Papauté! Voilà le langage du Premier Consul.
Gomment comprendre, après ceLa> la conduite de Napoléon empereur vis-à-vis du Saint-Siège, et le vertige de cette ambition qui le jeta dans des voies si fatsdes? Thommel à l'homme!
coDune a dit Napoléon lui-même quelque part..
remprunte à un autre historien ce fragment, on peut dire ai étonnant, d'un JHsewrs du général Bonaparte (mx Curés de Milan (1800) :
«... De toutes les religions, il n'y en a pas qui s'adapte, comme la catholique, aux diverses formes de gouvernement.... Moi aussi je suis philosophe, et je sais que, dans une société, quelle
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qu'elle soit^ nul homme ne saurait passer pour vertueux et juste ^ s* il ne sait d*oii il vient et où il va. La simple raison ne saurait nous fias&r là dessus, . Sans la religion > on marche continuellement dans les ténèbres ^ et la rehgion catholique est la seule qui donne à Thomme des lumières certaines sur son principe et sa fin dernière. »
Terminons ce chapitre par quelques anecdotes intéressantes à Tintention des lecteurs pour lesquels il ne faut pas être constamment sérieux. Elles prouveront d'ailleurs que si^ comme Ta cru Gourgaud^ l'Empereur a eu dans sa foi des défaillances passagères (ce qui explique certaines contradictions), il était toujours chrétien au fond, religieux par tempérament, suivant l'expression de M. Thiers. Il avait de plus ces instincts d'une nature élevée qui tôt ou tard doivent ramener à la vérité.
On rapporte qu'un jour à Brienne, au moment le plus solennel de la messe, un élève affectait de tourner le dos au maître-autel. Le jeune Bo-
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nft|Ntrté> près duquel il i^ ttiouvait placer dans un ^néretix mouvement dlndignatfon^ le saisit par le bras et lui faisant faire tdte-face :
•^ A genouï! lui dit^l tout bas^ tuais avec un énergique accent; & genout! Et Vautre obéit.
Bonaparte avait gardé, du jour de sa premiëi'ô communion qu*il déclara, comme on sait, dâtiâ une circonstance solennelle, le jour le plm heureux de sa me, un vif et profond ressouvenir. Devenu premier consul, il envoya au P. Charles, minime^ ancien aumônier de Técole de Bïienne, le brevet d*une pension de mille francs, avec cettd lettre écrite de sa main i
« Je n*ai point oublié que c*est à votre vertueux exemple et à vos sages leçons que je dois la haute fortune où je suis arrivé. Sans la religion, il n*est point de bonheur, point d'avenir possible. Je me recommande â Vos prières,
« BOKAPARTB* »
Pendant la journée du 20 juin, Bonaparte, simple officier encore, regardait défiler, après leur sortie des Tuileries, les longues bordes de misérables déguenillés, avinés, qui passaient en
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vociférant des cris de mort^ en hurlant d'tiorriblés chants. Il fut saisi d'un profond sentiment de dégoût et d'indignation^ et ne pouvant comprendre la résignation du bon Louis XVI qui avait fait ouvrir ses appartements à ces bandits :
— Eh ! comment^ s*écria-t-il, a-t-on pulaisser entrer aux Tuileries cette canaille? Il fallait en balayer quatre à cinq cents avec du canon^ et le reste courrait encore.
Aussitôt que le général Bonaparte parut à Tarmée d'Italie, il mit à l'ordre du jour le respect de la religion et de ses ministres; et quand il rencontrait des prêtres français sur les routes, il les protégeait en disant :
— Soldats^ ces hommes sont des Français et des frères.
a Traitez avec le Pape, comme s'il avait deux ce cen^ mille hommes ! » écrivait Napoléon au Ministre de France, Ion de la négociation du Concordat
Le son des cloches^ Uson^-nouA dan« les Mé^ moires de Bouri6nne> produisait sur Bonaparte
52 SENTllCENT DE NAPOLÉON
un effet singulier que je n'ai jamais bien pu m*expliquer. Il Fentendait avec délices. Lorsque nous étions à la Malmaîson^ et que nous nous promenions dans Fallée qui conduit à la plaine de Rueil, combien de fois le son de la cloche n'a-t-il pas interrompu les conversations les plus sérieuses. Il s'arrêtait pour que le bruit de nos pas ne lui fit rien perdre de ces vibrations qui le charmaient. Il se fâchait presque contre moi de ce que je n'éprouvais pas les mêmes impressions que lui. L'action produite sur ses sens était telle qu'il avait la voix émue et me disait souvent:
— Cela me rappelle les premières années que j'ai passées à Brienne; j'étais heureux alors !
J'ai été vingt fois témoin du singulier effet que le son de la cloche produisait sur Napoléon.
Le lendemain d'une bataille^ l'Empereur descendait de cheval et donnait lui-même au corps des ambulances les ordres nécessaires au transport des blessés. Un jour, après la terrible affaire de Pulstuck, en Pologne, il vit un Russe, tout mutilé par le canon et horriblement défiguré par l'explosion d'un caisson, qui se traînait dans la boue; ce spectacle faisait horreur.
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— Relevez cet homme ! dit Napoléon au baron de SaintrAignan^ Tun des officiers de sa suite; et comme celui-ci paraissait hésiter à la vue de ce misérable^ TËmpereur reprit avec vivacité :
— Allez donc! et sachez qu'il est là haut un Dieu qui ne laisse pas les bonnes actions sans récompense.
M. le général de Montesquieu^ ancien aidenlecamp de Napoléon^ raconte qu*un jour^ sur un champ de bataille^ plusieurs fois l'Empereur le fit descendre de cheval pour demander aux prisonniers ou blessés ennemis qu on rencontrait quelle était leur religion. Ils répondaient presque tous: chrétiens!
— De quelle communion? dit l'Empereur.
^-r Protestants 1 fut-il répondu par plusieurs.
— Eh bien! reprit l'Empereur^ dites-leur qu'ils se trompent et qu'ils ne sont pas chrétiens !
— Mais^ Sire^ dit respectueusement M. de Mon^ tesquiou^ les protestants sont chrétiens.
— Non^ monsieur^ non^ repartit brusquement l'Empereur^ ils ne sont pas chrétiens.
Cette parole, même dans son exagération > prouve, combien profonds étaient en lui les instincts de foi catholique.
54 sEnnutmt nÉ ifktohton
Uti jmm imM(Â ài^i^i pri^onûier en
France^ «'éehapjpe d'un èépèt. II Avait foit avée bdaufcoup de difficulté et dé patience tin petit canot> avec lequel il espérait rejoindre \êê vais^ 8eau% de la croisière anglaifle; mais il tût découvert. Napoléon Tayant su ^ lé fit venir et lui dit :
— Mais tu as donc une bien grande envie de revoir ton pays; y aurais-tu laissé quelque maîtresse?
•^Non^ répondit le matelot^ 6*est ma mëre^ qui est vieille et infirme^ et que je voudrais revoir.
■*- Eh bien> tu la revôrras !
Et TEmpereur commanda aussitôt qu'on prît soin de ce jeune homme > qu'on rhabillât et qu*on le transportât à bord d*un croiseur dé sa nation^ voulant en même temps qu'on lui donnât une petite Somme pour sa mère^ en disant :
-^ Ce doit être une bonne mère, puisqu'elle a Un si bon fîla.
Un jeune préfet refusait le titre de Motisei* gneitr à un ministre de l'Empereur; l'Excellence s'en plaignit au souverain^ qui répondit eh riant :
— Mais c'est qu'après tout une telle obligation n'est pas dans le Gode. Toutefois^ il tlsiut en
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fiair : faites-moi venir soq pàr% je tuife gûr que le jeune homme ne résiatera pas à un ordre de son père.
Quelle haute idée TEmpereur n'avaiWil pas du respect dû à Tautorité paternelle 1
— C'est à ma mèrei disait souvent Nap<déon»
cest à ses bons principes que je dois ma fortune et tout ce que j'ai fait de bien. Je n*hésih jm» à dire que Va^oenir d^un enftmt dépoèd de ea mère! Belle parole et vraie !
L*£mpereur, après la bataille d'Essling^ était dans sa tente^ au milieu de ses généraux^ quand le nonce du Pape^ arrivant de Yienne> demanda une audience pour accomplir un ordre de son souverain. 11 est reçu par FEmpereur, auquel il remet' un papier en disant :
— Sire^ j'ai Tordre de remettre cette bulle en mains propres à Yotre Majesté,
L'Empereur décacheté la missive et lit avec une émotion concentrée la bulle d'excommunication. Alors> levant les yeux et regardant fixement renvoyé du Saint-Père^ il lui dit :
— Vous avex fait votre devoir^ Monsieur le nonce; c'est du courage à vous I Je vous estime.
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Et pendant que le nonce se retirait^ on l'entendit murmurer: « Quels hommes! quel caractère! y>
Cependant^ bientôt après^ dominé par d*autres influences^ relisant la bulle> il la froissa dans ses mains^ puis avec le fatal sourire du dédain^ il s'écria :
— Que peut-il? J*ai 500^000 hommes sous mes ordres? sa foudre ferar4^lle tomber les armes des mains de mes soldats?
Or^ à quelque temps de là^ en Russie^ «( ses soldats se couchaient dans la neige > où le froid leur faisait tomber les armes d^ mains, y> d'après maint témoin oculaire.
L'Empereur n'aurait pas dû oublier cette parole dite par lui naguère au duc d'Istrie :
« Je ne suis que l'instrument de laProvidence ; « aussi longtemps qu'elle aum besoin de moi^ « elle me conservera; quand je ne lui serai plus « utile^ elle me brisera comme un verre. »
Un jour^ pendant une promenade^ à Sainte- Hélène^ l'Empereur faisait cette réflexion :
— C'est aujourd'hui dimanche! nous aurions la messe si nous étions en pays chrétien^ si nous avions un prêtre, et cela nous eût fait passer
SUR LE CfiRISTIÂNISlIE* 57
conyenablement quelques instants de la joum^ée. Mais on nous refuse un prêtre I
L'Empereur disait à propos du suicide :
« J'ai toujours eu pour maxime qu'un homme montre plus de vrai courage en supportant les calamités et en résistant aux malheurs qui lui arrivent qu'en se débarrassant de la vie. Le suicide est l'acte d'un joueur qui a tout perdu ou d'un prodigue ruinée et n'est qu'un manque de courage au lieu d'en êire la preuve. »
Et dans une autre occasion :
« Les premiers principes de la moiale chrétienne et ce grand devoir imposé à l'homme de suivre sa destinée quelle qu'elle soit, m'empêcheront toujours de mettre moi-même un terme à l'horrible existence de Sainte-Hélène. »
Un jour, l'Empereur ayant entrepris la lecture à' Andromaquef sa pièce de prédilection, arriva à ces vers si connus :
Je passais jusqu'aux lieux où Ton garde mon fils; Puisqu'une fois le jour vous souffrez que je voie Le seul bien qui me reste et d'Hector et de Troie, J'allais, Seigneur, pleurer un moment avec lui ; Je ne l'ai point encore embrassé d'aiyourd'hui.
D'abondantes larmes coulèrent de ses yeux, et
6S SENTIHEKT BB HAt»01É0N^ ETC.
il forjûda le litro. « U songeait^ dît un historien^ à cet autre Astyanax qu'il ne deyait plus revoir^ et qui devait à peine lui survivre quelque, an-
Ce» demièrei aneedotes nofus ramènent h Sainta- Hélène et aux récita de M. de Bean^ terne.