‹ Sentiments et souvenirs de Firmin Paris [microforme]Chapitre 3 sur 51 · MON SEJOUR · texte numérisé non relu

MON SEJOUR

Quelle caverne est étrangère Quand on y trouve le bonheur ?

GRESsET,

Ami fidèle et cher, tu désires connaitre

Ce qui peut loin de toi me faire du bien-être !

Je te le vais tracer. Le détail en est court à

En moins d'un quart de nuit la plume le parcourt.

En face du Midi j'habite une mansarde.

Deux châssis, une table à la jambe criarde,

Une horloge-miroir, un livre pour prier,

Un canif, une plume avec son encrier,

Tl'elle est ma friperie. Un rien dans ce réduit m'amuse. Même souventes fois j'y cajole la Muse.

La Muse, la volage au cœur froid à moitié

Qu'à vingt ans sans trompette un soir je mariai ! Tu t'en souviens, ami, car tu fus de la noce. Qu'elle à su depuis lors faire de fois la rosse !.. Mais soyons charitable et n’en médisons point. Lorsqu'elle veut bouder, je m'enfuis à Ma chaise Sans chicane oublier la méchante à mon aise.

Là, par le verre embrumé d'un coin du soupirail, J'entrevois de l'église un angle du portail,

Au penchant d'un Coteau quelques arpents de terre, Une grange en bois noir que je crois millénaire, Un puits à l'eau bourbeuse, une vieille maison, Et, j'en suis indigné, pas un point d'horizon.

re nheur ?

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