‹ Sentiments et souvenirs de Firmin Paris [microforme]Chapitre 5 sur 51 · V. Huao · texte numérisé non relu

V. Huao

Flots tou:mentés ou plats qui tissent notre vie, Les ans ont beau s'enfuir,

Même parfois nombreux dans leur longue série

Longtemps s'évanonir ;

Tous ont un sommet qui surnage,

Émpoisonne ou parfume l’âge

A peine sorti du berceau,

Et qui dans l'oubli noir ne sombre

Que quand le trépas froid et sombre

Nous clôt la porte du tombeau,

Tantôt c'est un déboire, une heure triste, amère, Dont on a bu le fiel, Quelquefois même un rien, un souffle de chimère Qu'on a trouvé cruel ; Tantôt c'est une heure adorable, Un enchantement ineffable Qui dans l'âme un jour s'est glissé :

Une entrave qu'on a brisée, Une lèvre qu'on a baisée, Peut-être un cœur qw'on a pressé.

finir | voile :

UVENIF.

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AU LARGE 19

La mémoire dans nous n'en fut pas effacée Par le temps effaceur, Et souvent nous sentons leur secrète pensée Nous sourdre au fond du cœur.

Sans la fuir, sans nous en défendre, Même prêts à nous en éprendre, Nous l'y quittons seule venir, Et parfois longtemps solitaire Dans notre intime à se complaire, Elle emplit rotre souvenir.

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