LE TRIBUNAL DU 17 AOUT
avait été le passif instrument et surtout de son attachement à son maître. Sa mort remua profondement ceux qui en furent témoins. Laportc était un vieillard vénérable. Intermédiaire des actes de bienfaisance de la famille royale aussi bien que de ses largesses, ses fonctions Pavaient mis en rapport avec les pauvres comme avec les grands seigneurs. Quelques-uns de ceux qu'il avait secourus se souvinrent-ils âi ce moment suprême? Ses cheveux blancs que le vent faisait voltiger sur son front, sa physionomie calme et sereine touchèrent-ils les spectateurs? Quelques cris de grâce se firent entendre une fois encore; écho affidbli des généreuses paroles^ que Condorcet avait écrites le matin même dans la Chronique de Paris; clameurs timides comme le sont trop souvent les élans des sentiments généreux et bien vite étouffées sous les malédictions et les menaces.
Le 31 août on exécuta Sellier et Desperriers, condamnés par arrêt du Tribunal criminel pour émission de faux assignats.
Le pilori n'avait point suivi Téchafaud; il jrastait acquis à la Grève. Le 1^^ septembre mon