‹ Sept générations d'exécuteurs 1688-1847 (volume 2)Chapitre 39 sur 43 · LB TRIBUNAL DU H AOUT · texte numérisé non relu

LB TRIBUNAL DU H AOUT

grand-père avait mis au carcan nn nommé Jean Julien, charretier à Vaugirard, condamné pour vol à douze années de fer et à TexpositLon. Jean Julien se prétendait innocent et manifestait une grande exaltation. Tandis qu'on le conduisait & la Grève, il avait plusieurs fois répété à ceux qui le conduisaient qu'il eût préféré la mort au supplice infâme qu'il allait subir. On avait pris ces propos pour des fanfaronnades, et on n'y avait point fait attention. Tandis que l'on clouait l'écriteau au-dessus du poteau auquel il était attaché, il se répandit en imprécations contre les juges et contre le gouvernement. Charles-Henry Sanson l'engagea à se montrer plus calme, le menaçant, s'il ne se taisait pas, de le faire bâillonner. Mais au même instant, et quoique jusqu'alors rien dans ses propos n'eût révélé qu'il fût royaliste, cet homme se mit à crier de toute la force de ses poumons : Vive le roi ! vive la reine I vive monseigneur Lafayette I au diable la nation I

La scène qui suivit ces paroles se conçoit plutôt qu'elle ne se décrit.

Qu'on se figure des torrents d'huile versés

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