‹ Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847 (volume 4)Chapitre 19 sur 22 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

et de jeter aux ornières le sanglant couteau qui salit encore ses mains.

Il en sera de la peine de mort comme des cruels supplices qui ont peu à peu disparu de nos institutions judiciaires ; si la loi consent encore à tuer, au moins elle a renoncé au droit de faire souffrir ceux qu'elle immole; c'est ^éjà un progrès de la raison et de l'humanité. Mais, en adoptant la guillotine comme instrument de la peine capitale, la loi est-elle bien sûre d'avoir atteint son but ? Pour mon compte, je le crois, bien que j'aie vu quelquefois d'étranges convulsions passer sur les faces de toutes ces têtes coupées qui sont tombées, sous mes yeux, dans le fatal panier. Je me suis plu à n'y reconnaître que des mouvements automatiques de l'appareil musculaire du système nerveux. Mais tout le monde n'est pas de cet avis ; de savants physiologistes, des hommes versés dans les mystères de l'anatomie, ont affirmé la durée plus ou moins longue d'une arrière-douleur réfugiée au cerveau, qui est, comme on le sait, le centre de la sensibilité.

Si cela était?

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