MAILS
guité par ostéite de proche en proche serait l’excep-
0 . . L] L2 L2 LA . " tion. On devrait incriminer comme voies d'infection :
— soit les petites veinules qui de la caisse vont au golfe et que CHATELLIER, sur des radiographies, a touiours trouvé très nombreuses;
— soit des déhiscences anormales du plancher de la caisse pour peu que la suture tympano-pétreuse reste partiellement perméable ou que des cellules évident la lame osseuse intertympano-jugulaire.
— soit enfin les petits canaux anatomiques comme celui du rameau auriculaire du pneumogsastrique ou le canal tympanique qui loge le rameau de JACOBSON.
À ce sujet, KOorNER écrit : « La phlébite du bulbe de la jugulaire est certainement plus fréquente que les déductions ne le laisseraient prévoir, au cours d’une ostéite du plancher de la caisse ou à l’occasion d’une déhiscence. » Rappelons, en effet, que ie plancher de la caisse, représenté par une mince lame osseuse chez le nouveau-né, est, chez l’adolescent, d’une épaisseur fort variable. Ce plancher osseux est-il épais, qu'il contient souvent de nombreuses cellules pneumatiques « perforées de petites rainures transversales qui donnent au plancher de la caisse un aspect cannelé » (KORNER). |
Si ce plancher est mince il est très souvent déhis-
cent, si bien que la muqueuse de la caisse peut adhé-
rer directement au bulbe de la jugulaire. Sur 449 examens de KORNER, il a découvert 30 cas de déhiscence, dont 22 pour le côté droit. Il peut même exister une déhiscence telle que la partie supérieure du bulbe peut se voûter dans la cavité de la caisse et que, classiquement, il pourrait y être lésé à l’occasion d’une paracentèse. Un tel accident a été signalé huit fois dans la littérature.
Enfin, selon KoRNER, l'infection pourrait toucher directement le bulbe de la jugulaire par contact d’une
cellule mastoïdienne s’avançant jusqu’à lui.