Actes des Apôtres, chap. iv, vers
2. Ire Épître de saint Paul aux Corinthiens , chap. xv. vers. 5. — 2e Épitre aux Corinthiens, chap. xi, vers. 32-33 ;
l'authenticité de ses Epîtres ne peut pas plus être mise en doute que sa sincérité.
L'histoire de toutes les religions abonde en miracles; mais dans toutes les religions, sauf la chrétienne, les miracles racontés par leurs historiens sont évidemment l'artifice du fondateur pour se donner crédit, ou le jeu de l'imagination humaine qui se complaît dans le merveilleux, et se livre, dans la sphère religieuse, à toutes les fantaisies de ce penchant. Rien de semblable dans les miracles évangéliques ; point d'artifice dans leur auteur; point de merveilleux poétique ni de crédulité empressée dans leurs narrateurs. L'action miraculeuse de Jésus-Christ est essentiellement simple, pratique et morale; il ne va point au-devant de ses miracles; il ne les cherche et ne les étale point; ils viennent quand un fait pressant, une occasion naturelle les provoquent, qaand on les lui de-
cliap. xn, vers. l-o. — Èpître aux Galates , chap. i, vers. 1-24.
mande avec confiance. Il les accomplit alors sans faste, par le droit de sa mission divine. Et en les accomplissant, il se plaint du doute et de la froideur qu'il rencontre : « Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda ! Car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous eussent été faits à Tyr ou à Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre1. » Jésus-Christ a pleine foi en lui-même, dans ses miracles comme dans sa doctrine; il s'attriste seulement, sans s'en étonner, que son œuvre, l'œuvre de lumière et de salut qu'il poursuit selon la volonté de Dieu, son père, n'obtienne pas un plus prompt et plus général succès.
Pour nous, spectateurs lointains, ce n'est pas de la lenteur et des limites de ce succès, mais de sa rapidité et de son étendue que nous devons nous étonner. Toutes les religions qui ont pris