Loysel, Inst. coût., liv. III, tit. VI, x
l'extension de la vigne', eurent une durée à peu près uniformément calculée sur la spécialité de leur fin. Il régna de même une très grande variété dans la quotité de fruits à laquelle eut droit chaque associé, aussi dans l'apport de chacun ; les lieux, la position respective des contractants, la nature de la culture, des circonstances accidentelles en un mot restaient partout la cause décisive de ces différences.
Par la seule modification de ces parts respectives dans l'association, beaucoup de métayages ont passé au simple louage, c'est-à-dire aux conductions ayant plus ou moins le caractère d'entreprise de la part du preneur. Où la métairie se transforma en une tenure qui dut une portion de fruits soit inférieure soit supérieure aux frais de culture, mais préfixée, le fermage évidemment avait pris naissance. Les conductions à tiers, à quart de produit, dans lesquelles le propriétaire ne fit aucune avance ni n'encourut aucun risque, . les champart^, terrage, agrier, qui paraissent nés plutôt du fisc seigneurial que du domaine, se répandirent par imitation comme contrats, mais leurs caractères font d'eux, à tout prendre, des baux à ferme.
1 . Ducange, à .ce mot, en rapporte de très anciens, intéressant le' Poitou, le Dauphiné, le Limousin. On les y trouve encore usités au xvie siècle.