Delisle, p
2. Archives ecclésiastiques de la Sarthe, dans V Annuaire de ce département, années 1849 ^^ ^"^^*
est de 1254; Delauriére n'en . connaissait pas d'antérieur à 1287 \
Les louages de cette nature sont nés plutôt d'une manière particulière d'entendre la production rurale, en certaines contrées, que du besoin de rendre les engagements courts et muables. En effet, ils ont eu aussi leur époque des longs termes, leurs tenures viagères, l'hérédité tacite. Les anciens main-fermes, fief-fermés, vavassoreries du pays Chartrain et de Normandie, les Vaux héréditaires d'Alsace sont, entre autres, de purs baux à ferme sous des conditions soit d'aliénation soit d'irrévocabilité dictées par des habitudes ou des besoins de lieu et de temps*. Seulement, l'amoindrissement de la durée a peut-être paru utile de meilleure heure dans les baux à ferme que dans les autres louages, car aux dates que je viens d'indiquer, la durée usuelle de ceux qu'on rencontre varie de une à quinze années. A cet égard, bien plus, on est tombé dans l'excès en favorisant d'une manière spéciale, en enjoignant même quelquefois les très courts termes, tant la propriété était craintive vis-à-vis du cultivateur, et celui-ci peu assuré de sa propre réussite. On a restreint par là, longtemps, l'usage de la ferme aux très petites exploitations, aux héritages détachés. Comme grande