‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 46 sur 115 · SERFS ET LIBRES DANS LE DOMAINE SEIGNEURIAL · texte numérisé non relu

SERFS ET LIBRES DANS LE DOMAINE SEIGNEURIAL

Le servage avait envahi toutes les provinces. On le voit aussi bien dans celles où l'ancienne loi romaine était restée plus suivie qu'en d'autres, celles où Ion peut croire que la tradition du colonat avait persisté et celles où domine la tradition sociale de la Gaule et de la Germanie. Les textes ne permettent pas de mettre en doute qu'au-dessous de la Loire il n'ait point remplacé l'ancienne condition d'une manière tout aussi complète qu'en deçà. Les Coutumes du Comté de Toulouse, le Statut de Provence de 1304 semblent ne reconnaître d'autres personnes, parmi les agents du travail, sinon les <x adscripiitii, seu servi « vîdgariter angarii, aut de corpore vel casalagio « homines ' », c'est-à-dire les serfs de corps ou les serfs de glèbe auxquels est donné pour loi le caselage, l'adhérence absolue au sol. Les Usatici de Barcelone, les Anciennes coutumes de Bordeaux (§§ 131, 139), les usages de l'Entre-deux-mers de

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