‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 52 sur 115 · Articles 14 et 15 taxant à un homme d'armes par 100 fr · texte numérisé non relu

Articles 14 et 15 taxant à un homme d'armes par 100 fr

2. Pour les preuves, Cf. Guerard,^/«/. au cart. de S. P, de Ch., et Prolég. d*Irtn.

qu'elle les ressaisît ; la contagion de l'exemple ne les ferait-elle pas ramener sinon au non-être civil de la mainmorte, tout au moins sous l'arbitraire des tailles ? D'ailleurs, la plupart avaient contracté envers le seigneur des charges très lourdes, consenti des tributs élevés. Beaucoup, comme Beauvais, furent près de renoncer aux droits concédés, faute d'être à même d'en solder le prix'. La plupart n'y pouvaient suffire sans se livrer aux mêmes exactions que le seigneur à qui elles s'étaient substituées \ Il fallait donc répartir ces dettes de la liberté. Augmenter le nombre des débiteurs en étant le moyen, on étendait la condition vilaine jusqu'aux dernières limites. On ne se bornait pas à stipuler qu'aucun homme de mainmorte ne pourrait rester dans le territoire de la commune ' ; si l'on ne pouvait pas faire écrire dans les chartes le principe si large des communes allemandes : « La loi urbaine casse la loi cham- « pêtre, » on savait en faire un emploi détourné équivalant à l'affirmation textuelle. Protégeant par les plus subtiles garanties les serfs fugitifs qui

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