I. Ordonn. du 5 juillet, Préambule
autre seigneurie; on les voit s'efforcer d'établir qu'ils sont passibles du cas \
On atteint le xiv® siècle sans que le besoin d'être affranchi s'empare avec quelque généralité du personnel des serfs. Mais dès cette date les chances de l'existence vilaine ont été pesées; a l'opprobre de la servitude » est compris, l'oppression ipal supportée dans l'indivision. Alors se manifeste partout une réaction contre l'état de serf. Réaction très différente en ses moyens de celle qui avait déjà affranchi beaucoup de villes et de bourgs; la révolte s'y atteste à peine, parce que les causes et le mobile n'étaient pas les nlêmes. Le servage avait uniquement la force qui est du domaine de l'utile, la force économique, et très rudimentaire encore. Force éparse, d'ailleurs, isolée, sans lien d'un lieu à l'autre, celle de machines dont le jeu s'arrête ou se ralentit faute d'équilibre ou d'entretien. Les conquêtes d'ordre politique ou d'importance sociale, il ne les connaissait qu'à travers les détours de l'intérêt, il n'en avait pas les instincts révolutionnaires ni les moyens. La seule arme de l'inertie était à sa disposition; quand l'état libre devint son but, il fit de cette arme un usage efficace. On vit le travail abandonné, l'œuvre indivise odieuse et les communautés serves s'éteindre faute de