‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 58 sur 115 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Posséder les droits de famille, de propriété, de succession, autrement dit l'individualité juridique et économique tout entière, fut ambitionné par les serfs pendant plus d'un siècle. Plutôt que de s'en voir priver plus longtemps, ils rendirent le travail improductif. Rétablir les revenus territoriaux par l'affranchissement, qui accroissait les tributs de seigneurie, tenta presque partout les seigneurs. Le servage ne se rencontrait plus en conséquence qu'exceptionnellement, à l'époque de la première rédaction générale des Coutumes. Antérieurement môme, dans des lieux où la communauté serve était le plus solidement constituée, on avait adopté les principes de cette communauté en indivision, qui assuraient en elle le droit individuel, presque Tentière personnalité civile. La Coutume de Berry portait depuis longtemps cet axiome de l'état social moderne : « Nul n'est commun ensemble qui ne veut' ». Au xvi^ siècle, les domaines où le ser-

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